When it comes to water access we keep doing the same thing. And failing

Dear RWSN Members / Chers membres du RWSN (message en français ci-dessous)

We would like to share this thought-provoking article by RWSN member Ajay Paul which appeared on the Guardian’s Global Development Professionals Network. It highlights the need to disclose failure for greater accountability in the sector and sustainability of services.

https://www.theguardian.com/global-development-professionals-network/2017/apr/07/clean-water-everyone-sdg-failure

If you have some experiences you would like to share, the Guardian is collecting people’s stories of project failure and success, particularly around sustainability. Submissions are encrypted and people don’t have to use their real name. To submit yours, you can scroll to the bottom of the article linked above.

 

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Chers membres du RWSN,

 

Nous aimerions partager avec vous cet article écrit par un membre du RWSN, Ajay Paul, qui est apparu en anglais dans la section Global Development Professionals Network du journal The Guardian : En terme d’accès à l’eau on fait toujours la même chose. Et on échoue. Il décrit l’importance de parler des échecs pour faire avancer le secteur et la durabilité des services. Nous l’avons traduit en français et le reproduisons ci-dessous avec permission. L’article original (en anglais) est disponible ici :

https://www.theguardian.com/global-development-professionals-network/2017/apr/07/clean-water-everyone-sdg-failure

 

Si vous avez des expériences que vous aimeriez partager, le Guardian fait un appel pour demander aux gens de partager leurs histoires d’échec ou de succès de projets, en relation si possible avec la durabilité. Les soumissions sont encryptées et on n’a pas besoin de donner son vrai nom. Pour y contribuer, vous trouverez le formulaire de réponse en bas de la page de l’article dont le lien est ci-dessus.

 

«  En terme d’accès à l’eau on fait toujours la même chose. Et on échoue 

Cela fait des années qu’on installer des pompes manuelles partout à travers le monde, dans un effort désespéré de fournir de l’eau à ceux qui n’en ont pas. Et dans une certaine mesure, on a réussi; 1,6 milliard de personnes ont eu pour la première fois accès à de l’eau potable entre people 2000 et 2015 [pdf].

Mais derrière cette statistique, la réalité est la suivante: trop de services d’eau et d’assainissement dans les pays en développement ne sont pas fiables, ne répondent pas aux normes et ont besoin de réparations majeures dans les trois à cinq ans qui suivent leur construction.

Ma confession: la façon dont je travaille fait partie du problème.

Je fais toujours la même chose; j’installe une nouvelle pompe ou j’en répare une de cassée, et je forme les gens qui s’en servent. Je leur donne un nom formel– “comité des usagers de l’eau”, ou quelque chose dans le genre– et je m’attends à ce qu’ils gèrent la pompe sans plus d’assistance. Le résultat sans faille est que la pompe arrête de fonctionner, mais je continue à répéter les mêmes actions et à espérer un autre résultat.

Pour être honnête envers moi-même, cette approche a le mérite de fonctionner parfois; peut-être lorsque quelqu’un de dynamique est à la tête du comité. Dans ce cas-là, on met ce projet dans un beau rapport et on en fait la promotion en tant que ‘success story’, ce qui nous aide ensuite à lever plus de fonds.

Mais la plupart du temps, la pompe arrête de fonctionner au bout de quelques années ; à ce moment j’aurai déjà quitté le projet et déménagé dans un autre pays. Une autre ONG ou un autre directeur de projet reprendra la tâche où je l’ai laissée, et le cycle continue.

A chaque fois que nous répétons ce cycle, nous pensons de manière optimiste que notre réponse va fonctionner. Nous attribuons la panne de manière erronée aux politiques du gouvernement, à la corruption des agents locaux, ou à un manque de gestion de la part du comité des usagers de l’eau.

Par conséquence, nous nous mettons en opposition au gouvernement, nous ignorons leurs stratégies et nous ne travaillons pas avec les fonctionnaires locaux.  Nous gérons nos projets en parallèle des leurs, et nous ne faisons pas de lien avec eux ou avec les plans de développement locaux. Quand le projet est fini, nous passons la gestion de la pompe au comité des usagers de l’eau et nous nous en allons. Mais comme nous n’avons pas travaillé avec le gouvernement local, il n’y a pas de raison qu’il apporte une assistance à la communauté lorsque la pompe arrête de fonctionner. L’ONG qui l’a installée est perçue comme étant responsable.

En concevant et en gérant des projets comme je le fais, je fais mon travail. J’ai des outils de suivi qui me permettent de voir combien de pompes on a installé et réparé avec les fonds disponibles. Si je reste dans le budget et que je fais ce que dit l’offre proposée au bailleur, j’ai fait ce que j’avais à faire.

Je n’ai pas besoin de faire le suivi de ce qui se passe après que mon projet soit fini, et je ne suis pas responsible si ou lorsque la pompe arrête de fonctionner. Pourquoi est-ce que je dirais au bailleur qu’une pompe ne marche plus ? Cela pourrait mettre en péril de futurs financements. Cela poserait également une question à laquelle personne n’est capable de répondre : qui est responsable de la réparation d’une pompe cassée?

Mon ONG est soutenue par Viva con Agua et nous avons la chance de pouvoir leur parler de manière ouverte de nos inquiétudes. Ensemble, nous avons décidé surmonter la peur de parler des échecs. C’est seulement en comprenant pourquoi les pompes cassent ou fournissent un service inadéquat que nous pourrons identifier et faire face à la vraie cause.

Nous savons que l’atteinte de l’ ODD6 – eau potable et assainissement pour tous d’ici à 2030 – requiert un meilleur suivi et une plus grande transparence des échecs et des succès une fois que les projets sont finis. Nous avons commence à inclure des fonds pour le suivi post-projet dans tous nos nouveaux projets financés par Viva. Nous avons également commencé un blog – Washaholics Anonymous – où vous pouvez partager vos échecs et vos succès en relation avec la durabilité des services. Après tout,  la première étape dans pour trouver une solution, c’est d’admettre que vous avez un problème.»

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