Multi-dimensional challenges of ensuring sustainable water supplies

Word from the RWSN Chair:
Louisa Gosling, WaterAid

Download the latest RWSN Update in English, French or Spanish

Dear RWSN colleagues, the 4 months since the last newsletter have been eventful for the RWSN.

It has become clear that covid-19 will be with us for a long time and that people need water to stay safe. But there is still no sign of the long term investment needed to ensure services are sustainable, while the social, economic and health pressures of the pandemic are making existing inequalities worse. 28 July marked the 10th anniversary of the recognition of water and sanitation as a human right by the UN General assembly.

In his statement to mark the anniversary, the UN special rapporteur concludes: “On the positive side, the international community is well aware that it has the obligation, both moral and legal, to ensure access to safe drinking water and to sanitation for all, without discrimination (…) However, without a swift and considerable increase in the efforts currently dedicated to water and sanitation, and a better understanding of the legal and policy changes required by a human rights-based approach to water and sanitation, the international community will not fulfill the ambitious promises it has made.”

The last RWSN webinar series focused on the human right to water as more practitioners are looking for ways to use human rights commitments to leverage progress.

On the positive side, the pandemic has generated a new urgency for agencies and practitioners to collaborate and work out solutions. RWSN has supported many discussions through webinars and online forums, its members bringing a large range of skills, experience and perspectives to the challenges posed by covid and climate change.

An important milestone was the conclusion of the UPGro research on groundwater in Africa, which has released a huge amount of valuable insights about the potential of groundwater and how to unlock it – especially for the poor. This is the result of a long collaboration between institutions in the global north and global south, with RWSN as knowledge broker. Meanwhile, hugely enriching discussions about decolonising WASH knowledge have erupted on the LNOB group, triggered by Black Lives Matter.

Institutionalised power imbalances between water experts from the south and the north and the different value placed on their expertise were exposed. These dynamics are damaging in themselves and ultimately compromise the viability of solutions developed. I encourage everyone to join this discussion and to challenge the systemic discrimination that limits the potential of collaborative learning.

The role of RWSN has never been more important in jointly tackling the multi-dimensional challenges of ensuring sustainable water supplies for rural populations.

Ne laisser personne de côté dans les zones rurales, c’est plus qu’une question d’approvisionnement en eau potable.

“Ne laisser personne de côté”. Que signifient réellement ces mots et quelles en sont les implications pour nous, les professionnels de l’eau en milieu rural, ainsi que pour le financement des programmes et des projets que nous mettons en œuvre ?

Le mot de la présidente du RWSN: Kelly Ann Naylor, UNICEF, Co-auteur : Dr Kerstin Danert, responsable du Thème Développement Durable des Eaux Souterraines de RWSN

Le thème de la Journée mondiale de l’eau de 2019, du World Water Development Report des Nations Unies, de la Semaine mondiale de l’eau à Stockholm et de la série de webinaires RWSN du printemps 2019 était le même : “Ne laisser personne de côté”. Que signifient réellement ces mots et quelles en sont les implications pour nous, les professionnels de l’eau en milieu rural, ainsi que pour le financement des programmes et des projets que nous mettons en œuvre ?

La résolution 70/1 de l’Assemblée générale des Nations Unies intitulée “Transformer notre monde : l’Agenda 2030 pour le développement durable” stipule qu’il ne faut laisser personne de côté. Cela nous demande d’analyser qui a été exclu de la prestation de services, de la prise de décision et du développement ; de découvrir pourquoi ; de déterminer ce qui peut être fait et de prendre des mesures pour que les personnes marginalisées dans le passé soient incluses maintenant et à l’avenir.  Deuxièmement, il s’agit de travailler de manière transversale entre disciplines et “thèmes de développement” pour combler les lacunes.

Permettez-moi d’illustrer le premier point par un exemple fictif : “Le pays X a connu une croissance économique rapide au cours des deux dernières décennies, qui s’est traduite par une amélioration substantielle de la richesse et du niveau de vie des populations dans trois des cinq régions du pays. Entre-temps, la vie de la majorité des habitants des deux autres régions, essentiellement rurales, n’a guère changé en cinquante ans. Une proportion non négligeable de la population y vit toujours dans l’extrême pauvreté et n’a pas de sécurité. L’écart de richesse entre les différentes régions du pays s’est creusé et, pour aggraver la situation, les populations les plus pauvres des régions les plus pauvres ont peu de voix ou d’influence dans la prise de décision au niveau national. L’objectif de Ne laisser personne de côté exige de demander au gouvernement et aux partenaires, ainsi qu’aux bailleurs de fonds, de comprendre pourquoi ces deux régions sont restées marginalisées, d’explorer ce qui peut être fait pour remédier au déséquilibre et de prendre des mesures. S’attaquer aux inégalités spatiales (géographiques) comme le montre l’exemple ci-dessus n’est qu’un exemple parmi d’autres des mesures prises pour ne laisser personne de côté. Selon le contexte, les inégalités se manifestent dans de nombreuses dimensions, y compris, mais sans s’y limiter, le sexe, la capacité, l’âge, l’origine ethnique, les castes et l’éloignement. Il peut également y avoir des chevauchements entre ces dimensions. 

Le deuxième point, qui porte sur le fait de travailler de manière transversale entre plusieurs thèmes de développement, est bien illustré dans les objectifs de développement durable (ODD) qui sont interdépendants.  Les professionnels de l’eau, de l’assainissement et de l’hygiène (WASH) peuvent se concentrer sur l’ODD 6 – Eau potable et assainissement, mais l’eau potable est directement intégrée dans l’ODD 1 – Mettre fin à la pauvreté (services de base), l’ODD 5 – Egalité des sexes (temps consacré au travail domestique non rémunéré, et femmes occupant des postes de direction) et l’ODD 4 – Éducation de qualité (Eau, Assainissement et Hygiène (EAH) dans les écoles). Tous ces éléments sont tout aussi importants que l’ODD 6.

Ce point est également ressorti d’une évaluation récente du programme d’approvisionnement en eau potable en milieu rural d’UNICEF: si nous voulons nous assurer que personne n’est laissé de côté et nous attaquer fondamentalement à la pauvreté rurale, nous devons, en tant que professionnels de l’eau en milieu rural, envisager de dépasser les limites de l’eau potable et du “monde de l’EAH”. Pour transformer la vie des populations, les infrastructures de l’eau doivent répondre à un plus large éventail de besoins ruraux – approvisionnement domestique, jardins familiaux, entreprises rurales et transformation rurale ainsi que l’eau potable. Nous devons aborder les questions de genre afin que les femmes et les enfants ne “fassent pas le travail d’un tuyau ” car ils passent une grande partie de leur vie à transporter de l’eau sur de longues distances. Nous devons veiller à ce que les personnes handicapées puissent satisfaire leurs besoins en eau et mener une vie digne.

D’ici la fin de l’année, l’UNICEF publiera de nouvelles directives sur l’équité dans le secteur de l’EAH. Nous espérons que cela contribuera non seulement aux efforts que vous entreprenez déjà, mais que ces directives pourront vous inspirer à faire encore plus pour remédier aux inégalités. Entre-temps, commencez à poser des questions sur les personnes qui sont laissées pour compte, ainsi que sur ce qui peut être fait et pourquoi. De plus, songez à contacter vos collègues et amis qui travaillent pour transformer le monde rural, ou sur les questions de genre, la nutrition et l’éducation pour voir s’il existe des moyens de travailler ensemble pour ne laisser personne de côté en milieu rural. 

Leaving no one behind in rural areas is about more than drinking water supplies

‘Leaving No One Behind’ – what do these words actually mean, and what are the implications for us rural water practitioners, as well as those funding the programmes and projects that we implement?

Word from the RWSN Chair: Kelly Ann Naylor UNICEF, Co-author: Dr Kerstin Danert, RWSN Sustainable Groundwater Development Theme Leader in the latest RWSN Update (June 2019)

The theme of the 2019 World Water Day, the United Nations World Water Development Report the World Water Week in Stockholm and the early 2019 RWSN webinar series was ‘Leaving No One Behind’. What do these words actually mean, and what are the implications for us rural water practitioners, as well as those funding the programmes and projects that we implement?

Leave No One Behind’ is stated in the UN General Assembly Resolution 70/1 entitled: Transforming our world: the 2030 Agenda for Sustainable Development.  Leave no one behind calls upon us to find out who has been excluded from service provision, decision-making and development; to find out why; to explore what can be done and to take action to ensure that people who have been marginalised in the past are included now, and in the future.  Secondly, it is about joining hands across disciplines and ‘development themes’ to address gaps.

Let me try to illustrate the first point with a fictitious example: “Country X has witnessed rapid economic growth over the last two decades, leading to substantial improvements in the wealth and living standards of people in three of the country’s five regions. Meanwhile, the lives of the majority of people in the other two, predominantly rural regions have barely changed over fifty years. A sizable proportion of the population there are still living in extreme poverty and have no safety net. The gap in wealth between different parts of the country has widened, and, to make matters worse, the poorest people in the poorest regions have little voice, or influence in decision-making at national level. Leave no one behind calls upon government and partners, as well as funders to understand why these two regions have remained marginalised, to explore what can be done to address the imbalance, and to take action. Addressing spatial (geographical) inequalities as shown in the above example is just one example of taking action to leave no one behind. Depending on the context, inequalities manifest themselves in many dimensions, including, but not limited to gender, ability, age, ethnicity, cast and remoteness. There may also be overlaps. 

The second point, about joining hands and working across development themes is well illustrated in the interlinked Sustainable Development Goals (SDGs).  Water, Sanitation and Hygiene (WASH) practitioners may focus on SDG 6 – Clean Water and Sanitation, but drinking water is directly embedded within SDG 1 – No Poverty (basic services), SDG 5 – Gender Equality (time spent on unpaid domestic and care work and women in managerial positions) and SDG 4 – Quality Education (WASH in schools). These are all just as important as SDG 6.

This point was also highlighted in a recent evaluation of the Rural Water Supply programme of UNICEF: if we are to ensure that no one is left behind and fundamentally tackle rural poverty, we, as rural water practitioners need to consider move beyond the confines of drinking water and ‘the WASH world’. To transform people’s lives, water infrastructures need to cater for a wider spectrum of rural needs – domestic supply, household gardens, rural businesses and rural transformation as well as drinking water. We must address gender issues so that women and children no longer ‘do the work of a pipe’ as they spend large parts of their lives hauling water over long distances. We must ensure that people with disabilities are able to meet their water needs and lead dignified lives.

By the end of 2019, UNICEF will publish new guidance on equity in WASH. We hope that this will not only contribute to the efforts that you are already undertaking, but that it can inspire you to do even more to address inequalities. In the meantime, start asking questions about who is being left behind, as well as why and what can be done. Moreover, consider reaching out to colleagues and friends working on rural transformation, gender transformation, nutrition and education to see if there are ways that you can work together to leave no one behind in rural areas. 

Le mot de la présidente du RWSN: Une eau potable gérée en toute sécurité : l’importance de la qualité de l’eau pour de RWSN

Kelly Ann Naylor, UNICEF / La présidente du RWSN

Accessibilité. Disponibilité. Qualité. Ce sont les trois critères qui définissent un service d’eau potable géré en toute sécurité au titre de l’ODD 6.1. Alors que l’accessibilité et la disponibilité étaient des défis connus pour les services d’approvisionnement en eau en milieu rural, l’ampleur du problème de la qualité de l’eau en milieu rural n’était pas bien quantifiée, jusqu’à ce que le rapport de suivi 2017 du Programme commun OMS/UNICEF de suivi de l’approvisionnement  en eau et de l’assainissement fasse le point sur la qualité de l’eau en milieu rural. Alors que 73% de la population mondiale boit de l’eau non contaminée de manière bactériologique et chimique, seulement 55% de la population rurale dans le monde – un peu plus de la moitié – boit de l’eau salubre. De plus, les estimations de la qualité de l’eau ne sont disponibles que pour 45% de la population mondiale. Ce rapport note que ces données suggèrent que les niveaux de conformité aux normes relatives à l’eau potable sont probablement faibles dans les pays en voie de développement.

RWSN aborde de nombreux aspects liés aux services d’eau potable en milieu rural, mais jusqu’à présent, la qualité de l’eau n’a pas fait l’objet d’une attention particulière. Compte tenu de l’importance de cette question pour les populations rurales, RWSN est fier d’annoncer un nouveau partenariat avec The Water Institute de UNC Chapel Hill afin de répondre à la demande d’informations sur la qualité de l’eau dans les services d’approvisionnement en milieu rural. Selon Jamie Bartram (Directeur du Water Institute de UNC), «ce partenariat s’appuiera sur la plateforme  RWSN et sur l’expertise du Water Institute en matière de qualité et de gestion de l’eau pour apporter des données et des méthodes scientifiques de pointe aux membres du réseau.En tant que nouveau responsable du Thème cartographie et de surveillance, The Water Institute a pour objectif de rapprocher la science et la pratique en facilitant une discussion animée et en produisant des recommandations pratiques sur une eau gérée de manière sûre.» Pour en savoir plus sur ce nouveau partenariat, consultez la section ci-dessous.

L’accessibilité et la disponibilité de l’eau potable demeurent également des problèmes critiques pour les populations rurales. Les femmes et les filles sont responsables de la collecte de l’eau dans 8 ménages sur 10, dans le cas où l’eau n’est pas disponible sur place. Souvent, cette corvée est extrêmement pénible :  263 millions de personnes doivent chercher de l’eau à plus de 30 minutes de chez elles. De même, de nombreux systèmes d’approvisionnement en eau en milieu rural sont confrontés à des problèmes d’opération et de maintenance et peuvent tomber en panne pendant de longues périodes, lorsque des pièces de rechange ou des techniciens qualifiés ne sont pas disponibles pour effectuer les réparations. Cela peut priver les populations rurales de leur seule source d’eau fiable pendant de longues périodes.

Les communautés et les thèmes en ligne de RWSN restent actifs dans les domaines de l’accessibilité et de la disponibilité dans le cadre de la nouvelle stratégie 2018-2023. Le thème des Services durables travaille sur les différentes formes de prestation de services pour assurer la continuité et la qualité des services. Le thème Développement durable des eaux souterraines porte sur la disponibilité globale de la ressource, y compris à travers un nouveau sujet, “le pompage solaire”, afin de permettre des échanges d’expériences sur les avancées en matière de technologies de pompage solaire. Le thème Cartographie et suivi examine les moyens de renforcer les systèmes de suivi des services d’eau dans les pays. Le thème Auto-approvisionnement aide à définir un environnement favorable permettant aux personnes d’investir et d’améliorer leurs propres systèmes d’approvisionnement en eau. Enfin, le thème Ne laisser personne de côté, qui est pertinent pour tous ces autres thèmes, souligne la nécessité d’adopter une approche inclusive de l’eau en milieu rural, en tenant compte du genre, des personnes handicapées et des populations marginalisées pour réaliser le droit de l’homme à l’eau.

Le thème de la Journée mondiale de l’eau de 2019 sera «Ne laisser personne de côté». Maintenant plus que jamais, les praticiens de l’eau rurale seront là pour relever ce défi et s’attaquer à ces inégalités persistantes afin que les personnes vivant en milieu rural puissent boire de l’eau salubre, disponible à tout moment et accessible à proximité de de leur foyer.

Word from the RWSN Chair: RWSN to put the “Safe” in Safely Managed Drinking Water

by Kelly Ann Naylor, UNICEF, RWSN Chair

Accessibility. Availability. Quality.  These are the three criteria that define a safely managed drinking water service under SDG 6.1.  While accessibility and availability were known challenges for rural water supply services, the scale of the problem of rural water quality was not well quantified, until last year’s WHO/ UNICEF JMP Update Report 2017 put the water quality issue firmly on the map for rural water supply. While 73% of the world’s population drinks water free from contamination bacteriological and chemical contamination, only 55% of the world’s rural population – just over half – drinks safe water. Furthermore, estimates for water quality are only available for 45% of the global population.  The JMP report notes that these data suggest that levels of compliance with drinking water standards are likely to be low in developing countries.

RWSN addresses many aspects of rural drinking water services, but there had not been a specific focus on water quality thus far.  Given the importance of this issue for rural people, RWSN is proud to announce a new partnership with The Water Institute at UNC Chapel Hill to tackle the quality of water in rural water services. According to Professor Jamie Bartram (Director, The Water Institute at UNC), “this partnership will leverage the powerful RWSN platform and The Water Institute’s expertise in water quality and management to bring up to date evidence and methods to the members of the network.  As a new Topic Leader in Mapping and Monitoring, The Water Institute aims to bring evidence and practice closer by facilitating lively discussion and producing practical guidance on Safely Managed Water.”  You can find out more about this new partnership in the section below.

Accessibility and availability of drinking water also remain critical issues for rural populations.  Women and girls are responsible for water collection in 8 out of 10 households with water off premises, and 263 million people use water supplies more than 30 minutes from home.  Likewise, many rural water systems face operation and maintenance challenges that can leave rural populations with long downtimes when spare parts or skilled technicians are not available to make the repair.

RWSN’s Themes and online communities remain active on addressing Accessibility and Availability as part of the new strategy 2018-2023.  The Sustainable Services Theme explores service delivery models to ensure continuity and quality of services. The Sustainable Groundwater Development Theme is concerned with the overall availability of the water resource itself, while the recently-launched topic on “Solar Pumping” allows exchange on advances in solar pumping technologies and field experiences of their use and management.  The Mapping and Monitoring Theme is looking at how to reinforce in-country monitoring systems of water services. The Self-Supply Theme helps define the enabling environment that enables people to invest in and improve their own water systems. And cutting across all topics, the Leave No One Behind Theme emphasizes the need to have an inclusive approach to rural water, taking gender, disability, and marginalised populations into account to fulfil the human right to water.

Next year’s World Water Day theme will be “Leaving No One Behind.” Now more than ever, Rural Water practitioners will be on the forefront to take up this challenge and address these persistent inequalities so that rural populations everywhere can drink water that is safe, available when needed, and accessible close to home.

Investir dans la nouvelle génération pour des services en eau ruraux universels

Le mot de la présidente du RWSN: Kelly Ann Naylor, UNICEF

Le mot de la présidente du RWSN: Kelly Ann Naylor,
UNICEF

Nous fêtions ce mois-ci la Journée Internationale de la Jeunesse (le 12 août). Plus de la moitié de la population mondiale aujourd’hui a moins de 30 ans et 1.8 milliards de personnes ont entre 10 et 24 ans. Parmi ces dernières, neuf personnes sur dix vivent dans des pays moins dévelopés (UNFPA, 2014). Ces tendances démographiques montrent combien il est indispensable d’assurer que les jeune participent activement aux questions d’approvisonnement en eau des zones rurales.

Alors même qu’à l’échelle mondiale 1% des actifs travaillent directement dans le secteur de l’eau et de l’assainissement (ONU, 2016), attirer des personnes qualifiées dans les zones rurales reste un vrai défi : d’après le rapport du GLAAS (2014), sur les 67 pays qui ont fait état de leurs systèmes  d’opération et de maintenance, seuls 11 disposaient des compétences nécessaires pour gérer et pour entretenir leurs infrastructures rurales d’accès à l’eau potable. Par ailleurs, à l’échelle mondiale, les femmes ne représentent que 17% des actifs du secteur Eau, Assainissement et Hygiène (IWA, 2016).

Les jeunes ont clairement un rôle à jouer pour atteindre les Objectifs mondiaux concernant l’eau potable en milieu rural d’ici 2030. Malgré cela, 75% des jeunes dans les pays en développement sont soit sans-emploi soit travaillent de façon irrégulière ou non-déclarée (viS4YE, 2015). Le recrutement et le développement des jeunes professionnels sont donc déterminants pour le futur du secteur de l’eau dans ls zones rurales.

La nouvelle stratégie 2018-2023 du RWSN considère l’opportunité de dialoguer avec les jeunes et de leur permettre de devenir de véritables agents du changement comme une dimension à part entière de notre travail. C’est la jeunesse actuelle qui montrera la voie -dans nos communautés et pays respectifs- pour accomplir la vision des ODDS d’un accès universel à l’eau potable.

Activités récentes:

Plusieurs jeunes professionnels exceptionnels traduisent d’ores et déjà dans les faits cette nouvelle orientation passionnante du RWSN:

  • 6 chercheurs UPGro en début de carrière venant du Kénya, du Malawi, de l’Éthiopie, d’Ouganda et de la Nouvelle Zélande ont eu l’opportunité de présenter le récit de leurs recherches sur les eaux souterraines à un amphithéâtre comble lors de la 41e conférence du WEDC à Nakuru, au Kénya https://upgro.org/2018/07/11/upgro-early-careers-researchers-share-experiences-on-an-international-platform/
  • Shabana Abbas, du Pakistan, chercheuse junior dans le programme UPGro travaille désormais à temps plein à Aqua for All aux Pays Bas. Shabana est également la présidente du Water Youth Network et membre du Junior Global Advisory Panel du programme REACH https://upgro.org/2018/05/18/life-after-upgro/
  • Muna Omar est une réfugiée éthiopienne et une jeune professionnelle du secteur de l’eau, qui vit et travaille à Sana’a au Yemen où elle suit et évalue des programmes humanitaires EAH. Muna a participé au cours en ligne RWSN-CapNet sur la professionalisation des métiers du forage. Vous pouvez lire son histoire sur le blog du RWSN.

À venir prochainement: 

Il y aura d’autres opportunités de participer aux événements des jeunes professionnels dans les prochains mois :

 @Stockholm Semaine Mondiale de l’Eau

  • Le “Lab Assurance Qualité” de la Jeunesse pour l’eau et le climat (Youth for Water and Climate, mercredi 29): de jeunes chercheurs/ entrepreneurs présenteront leurs projets et posters à une série de pairs critiques qui leur feront un retour sur leur travail et les conseilleront sur la suite à donner à leurs projets
  • Un événement informel sur le stand du Partenariat Suisse pour l’Eau (mercredi 29 de 16h à 18h): 14 jeunes entrepreneurs feront une présentation commerciale de leurs projets/ entreprises sociales aux participants

@UNC Conférence sur l’eau et la santé

Les deux sessions du RWSN sont une double opportunité pour les professionnels du secteur EAH en général et de l’approvisionnement rural en eau en particulier, jeunes et senior, de se rencontrer et de discuter des enjeux que nous partageons:

  • Chimère ou réalisable: atteindre celui qui est le plus éloigné derrière le premier dans le secteur EAH?
  • Le suivi et les données de l’eau en milieu rural: objectifs communs, différentes perspectives

Rejoignez notre communauté en plein essor de Jeunes professionnels de l’eau en milieu rural !

Le réseau RWSN compte plus de 10 000 membres et offre une plateforme exceptionnelle au secteur pour rassembler les jeunes professionnels et les seniors expérimentés venus du monde entier. Nous vous encourageons vivement à accompagner et à communiquer avec vos collègues plus jeunes et moins expérimentés afin de former la génération suivante du RWSN! 

Si vous avez moins de 35 ans, venez vous inscrire sur: https://dgroups.org/rwsn/rwsn_yrwp

Investing in the next generation for universal rural water services

Word from the RWSN Chair: Kelly Ann Naylor, UNICEF

This month we celebrated International Youth Day (on August 12th). More than half of the world’s population today is under 30:  1.8 billion people are between the ages of 10-24. And nine out of 10 people between the ages 10 and 24 live in less developed countries (UNFPA, 2014). These demographic trends mean it is vital to ensure full participation of young people in rural water supplies.

Whilst 1% of the global workforce works directly in water and sanitation jobs (UN, 2016) attracting skilled workers to rural areas remains a key constraint: according to GLAAS (2014), of the 67 countries that reported on systems operation and maintenance, only 11 had the capacity to operate and maintain their rural drinking systems.  And globally women make up less than 17 percent of the water, sanitation, and hygiene labour force (IWA, 2016).

Young people clearly have a role to play to ensure the Global Goals for rural water become a reality by 2030. Yet, 75% of young people in developing countries are either unemployed or in irregular or informal employment (viS4YE, 2015). The recruitment and development of young professionals will be critical to the future of the rural water sector.

RWSN’s new Strategy 2018-2024 has embraced our work as an opportunity to engage with young people and empower them to be agents of change.  This current generation of young people will be the ones leading the way- in our communities and countries- towards the achievement of the SDG vision of universal access to safe drinking water.

Recent activities:

Already this exciting agenda has been launched into action and we have some exceptional young water professionals leading the way:

  • 6 early-career UPGro researchers from Kenya, Malawi, Ethiopia, Uganda and New Zealand had the opportunity to tell the story of their groundwater research to a packed auditorium at the 41st WEDC Conference in Nakuru,  Kenya
  • Shabana Abbas, from Pakistan, has gone from being a junior researcher in the UPGro programme to a full-time job at Aqua for All, in the Netherlands. Shabana is also the President of the Water Youth Network and a member of the REACH programme Junior Global Advisory Panel
  • Muna Omar is an Ethiopian refugee and a young water professional, living and working in Sana’a, Yemen, undertaking monitoring and evaluation of humanitarian programmes in WASH. Muna took part in the RWSN-CapNet online course on Drilling Professionalisation. Read her story on the RWSN blog.

More Coming Up: 

There will be other opportunities to get involved in Young Professional events in the months ahead.

 @Stockholm World Water Week

  • The Youth for Water and Climate “Quality Assurance Lab” (Wednesday 29th): young fellows/ entrepreneurs will pitch their projects and present their posters to a series of reviewers who will work with them giving feedback on their projects.
  • An informal event at the Swiss Water Partnership booth (Wednesday 29th from 4 pm to 6 pm): where 14 young entrepreneurs will pitch their project/ social enterprises to people present.

@UNC Water & Health Conference

Two RWSN Sessions are an opportunity for rural water and WASH professionals, young and old, to engage with the issues and meet each other:

  • Pipe dream or possible: Reaching the furthest behind first in the WASH sector?
  • Monitoring & Data for Rural Water: Different perspectives, common goals

Join our growing community of Young Rural Water Professionals!

The RWSN network has over 10,000 members and provides a unique platform to bring together young professionals and seasoned sector experts and practitioners from around the world.  

 We encourage you to reach out to your colleagues who are Young Professionals to help shape the future next generation of RWSN!  If you are under 35, Sign-up here: https://dgroups.org/rwsn/rwsn_yrwp

 

In Memoriam: Piers Cross

We were saddened to learn that Piers Cross passed away peacefully, surrounded by his family, on 29 March. Piers was a central figure in the WASH sector for many decades, in many roles at WSP and advising IRC, and was a driving force behind the Sanitation and Water for All partnership.Cross Piers 0708 Stockholm WWW PCross

He played a critical role in the development of RWSN, when he was Chair of the network between 2004 and 2008, by re-shaping the Handpump Technology Network (HTN) to the Rural Water Supply Network that we have today.

He leaves a great legacy and his words of wisdom and wit will be sorely missed by all who had the pleasure of knowing and working with him.


Nous sommes désolés d’apprendre que Piers Cross est décédé le 29 mars, entouré de sa famille. Piers était une personne clé du secteur de l’eau, de l’assainissement et de l’hygiène pendant plusieurs décennies, et a tenu de nombreux rôles à WSP et en tant que conseiller de IRC. Il était également une force motrice du partenariat Sanitation and Water for All.
Il a joué un rôle critique dans le développement de RWSN, lorsqu’il était à la tête du réseau entre 2004 et 2008, en assurant la transformation de ce qui était à l’époque le Réseau des technologies sur les pompes manuelles (Handpump Technology Network) au Rural Water Supply Network que nous avons aujourd’hui.
Son héritage perdure et ses mots de sagesse et d’esprit manqueront à tous ceux qui ont eu le plaisir de le connaitre et de travailler avec lui.

P.S. La famille Cross a accès à son compte email dans les mois qui viennent, donc vous pouvez envoyer vos condoléances si vous le désirez à cette adresse email: piers.cross {at} gmail.com


Estamos anunciando la noticia triste de que el día 29 de Marzo Piers Cross falleció, en compañía de su familia. Piers era un personaje clave en el sector de Agua, Saneamiento e Higiene por muchas décadas y en muchos roles, como líder en WSP o como asesor de IRC, y era un motor detrás de la iniciativa Sanitation and Water For All.

El también desempeño un papel fundamental en el desarrollo del RWSN cuando era presidente de la red entre 2004 y 2008 y en el rediseño de lo que era el Handpump Technology Network de aquel entonces hacía el Rural Water Supply Network que somos hoy.

El deja un legado muy grande y su sabiduría y su humor serán extrañados por todos y todas que tenían el placer de conocerle y de trabajar con él.


Kelly Ann Naylor, RWSN Chair

P.S. The Cross family will continue to monitor his email account for a few months, so please feel free to send any well wishes to this email address: piers.cross {at} gmail.com


Tributes to Piers from past and present members of the RWSN Executive Steering Committee – you can leave yours in the comments section below:

‘Piers Cross was at the helm when I first got involved with RWSN, as it transformed from HTN. His passion, commitment and humour were instrumental in inspiring me to became actively involved in the network and ignited my passion for rural water services. He will be sorely missed by the sector as a whole and by those of us who were honoured to call him a friend.’ – Dr Peter Harvey, UNICEF

 

‘The water community, and specifically many of us individually, are better thanks to his wisdom and passion. As a former employee under him in WSP, I will fondly miss him. We pray that his soul rests in eternal peace.’  – Maimuna Nalubega, African Development Bank

RWSN Update – September 2016

 

If you are having trouble reading this then download the more readable PDF version: ENGLISH / FRANÇAIS.

Pour les francophones – Si vous souhaitez recevoir le bulletin trimestriel en français, veuillez nous écrire un e-mail à ruralwater @ skat.ch intitulé Bulletin Trimestriel en français.

English

The late Ton Schouten: 1955 – 2016

The sudden loss of Ton Schouten in May 2016 came as a shock to many of us, and sitting here looking at his photo I find myself still not quite believing that he has left; thinking that he might just call, send a message, or that we may bump into each other in the corridor of a sector meeting.

We miss you Ton. I think that you would have gazed with eyes wide, stood with ears pricked at the farewell given to you by your family, friends and colleagues in Delft on the 30 May. We learned so much about other parts of your life; your rich and full life. A life of listening, of caring, of giving, of philosophising and of humour. You touched the hearts and minds of people in so many places, and from multiple walks of life. Thank you Ton. Thank you.

Patrick Moriaty (CEO, IRC) helped us to know more about Ton in his tribute, so allow me to borrow from him: Ton worked with IRC for more than 17 years, and was equally a leading figure in the WASH sector, a steadfast champion of the cause of sustainability and above all of an approach to development that was based on respect and support to national actors and institutions. During his time at IRC, Ton led Triple-S (Sustainable Services at Scale), RiPPLE and SMARTerWASH and supported IRC’s Ghana country team. Ton brought his original passion for film making to IRC, producing the Seventh Video in 2000, a compilation of lessons on community water management from Nepal, Pakistan, Cameroon, Kenya, Colombia and Guatemala. Ton later used clips for another video “What if?”, which illustrated the concepts behind the Triple-S initiative. Other significant works that Ton co-authored include “Doing things differently: stories about local water governance in Egypt, Jordan and Palestine” (2008) and “Community water, community management: from system to service in rural areas” (2003). In recent years Ton became a champion of sector monitoring as a critical building block for national ownership and sustainability. It was with great pride that he organised IRC’s 2013 international symposium on “Monitoring sustainable WASH service delivery” in Addis Ababa. The outputs of the symposium formed the basis for a state-of-the-art book on WASH monitoring, for which he was co-editor: “From infrastructure to services: trends in monitoring sustainable water, sanitation and hygiene services”.

Many RWSN members sent their condolences and wishes, which we passed onto IRC and Ton’s family. Thanks to all of you. There is an online condolence register on www.memori.nl/ton-schouten.

Ton’s departure as our chair has certainly been felt. However he has left his mark, fired us up with ideas, and so as we nominate a new chair in the coming months and move forwards, we will keep on carrying the bright torch that Ton handed us – particilarly of listening to RWSN members – and enabling you, the membership to engage more with one another and keep on improving water supply services in rural areas.

 

Dr Kerstin Danert, Director RWSN Secretariat

 

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RWSN Update – April 2016

The RWSN quarterly newsletter – April 2016

If you are having trouble reading this then download the more readable PDF version: ENGLISH / FRANÇAIS. Pour les francophones – Si vous souhaitez recevoir le bulletin trimestriel en français, veuillez nous écrire un e-mail à ruralwater @ skat.ch intitulé Bulletin Trimestriel en français.

WORD FROM THE CHAIR

Dear RWSN members and friends, dear colleagues,

Knowledge sharing and learning is critical to establishing and delivering water services that last. Advances in communications technology have made this easier than ever at a global scale. I hope that you have taken advantages of RWSN’s online discussions, webinars and publications – and we know from the feedback that you have given us, that you do value these exchanges.

However, even with such powerful online tools, nothing beats meeting people face-to-face. It is an opportunity to strengthen links with past and current collaborators, and hopefully find new partners for the work ahead. That is why the RWSN Forum is such an exciting opportunity for sharing.

The agenda is set by you, the members, and the contributions that you have submitted.  Complemented by regional pre-events in Peru and Thailand, the 7th RWSN Forum in November will be a truly global event – and it brings together people with a common purpose, which is expressed clearly in the RWSN Vision:

“of a world in which all rural people have access to a sustainable and reliable water supply which can be effectively managed to provide sufficient, affordable and safe water within a reasonable distance of the home.”

At the last Forum, way back in 2011, delegates agreed on the 10 Kampala Commitments.  The 7th Forum, this year, gives us an opportunity to reflect on these, the progress we have made, what needs to be done, and what we have learned. Do we still hold to the same principles, or has thinking and experience taken us in a new direction?

Be part of this conversation and I look forward to welcoming you to Abidjan on 29 November.

 

Ton Schouten, Chair

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