Les populations rurales peuvent-elles payer pour l’eau en temps de crise ?

Les co-auteurs de ce blog invité sont le Professeur Rob Hope (REACH Programme) et le Dr Guy Hutton (UNICEF). Une version de ce blog an anglais est disponible sur le site web du programme REACH.

Rendre l’eau potable abordable pour les populations rurales a toujours été un défi. La COVID-19 exerce des pressions urgentes sur les gouvernements, les prestataires de services et les utilisateurs d’eau en milieu rural qui ont des besoins prioritaires en eau pour se laver les mains à la maison, dans les écoles et dans les établissements de santé.

Le 23 juin, le programme REACH et l’UNICEF ont organisé un webinaire en partenariat avec le RWSN afin de présenter de nouvelles données sur l’évolution de la demande et des revenus de l’eau, et d’étudier comment mesurer l’accessibilité économique de l’eau dans le but d’améliorer les réponses politiques et programmatiques. Le webinaire complet est accessible ici.

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Nous avons identifié cinq leçons clés que nous présentons ci-dessous, en réponse à la question: Les populations rurales peuvent-elles payer pour l’eau en temps de crise ?

Leçon 1 – Cela est possible. L’expérience de la République centrafricaine (RCA) a mis en évidence un modèle de prestation de services professionnels qui a permis de fournir des services d’eau fiables pendant de nombreuses années à échelle, malgré la guerre civile et la stagnation économique. Des pays comme l’Inde sont en train d’étendre une plateforme de suivi pour améliorer les réponses, soutenue par des prestataires de services gouvernementaux établis sur place.

Leçon 2C’est plus difficile en temps de crise. Les pays sans données et sans réseau de prestataires de services responsabilisés sont confrontés à des choix plus difficiles. L’approvisionnement en eau, imposé par la loi, les politiques et la réglementation, est limité en l’absence de prestataires de services déjà établis au niveau local. Les prestataires informels, tels que les vendeurs, peuvent desservir des populations éloignées en temps normal, mais leur capacité à fournir de l’eau pendant la pandémie de la COVID-19 est limitée en raison des restrictions de voyage. Les règles doivent rester souples.

 

Leçon 3 – Les populations pauvres sont les plus vulnérables. Les données mondiales ont illustré les coûts plus élevés que payent les groupes aux revenus les plus faibles au Ghana, au Cambodge, au Pakistan et en Zambie, ainsi que les coûts importants liés au temps passé à transporter de l’eau, qui sont plus élevés pour les déciles aux revenus les plus faibles. La conception de tarifs mensuels plutôt que volumétriques peut éviter une contrainte de revenu liée à l’augmentation de l’eau pour les besoins d’hygiène. Les inondations et les sécheresses présentent un risque supplémentaire important. Le suivi des données est ainsi un outil clé permettant de fournir une alerte précoce pour cibler les ressources afin de limiter les dommages.

Leçon 4 – Assurer un financement durable. Une eau fiable peut coûter moins d’un dollar par personne et par an. Mais cela nécessite une subvention pour les prestataires de services locaux et les utilisateurs d’eau ont besoin d’un soutien pour maintenir les services en fonctionnement. Une large proportion des populations rurales ne paie pas l’eau aujourd’hui par choix ou en raison d’inégalités. Il a été noté que les gouvernements ne peuvent pas se permettre de ne pas assurer l’accès à l’eau pour les populations. Mais une “eau gratuite” causerait plus de tort, mettant en péril la capacité des prestataires à fournir et à maintenir des services pour tous. Il s’agit là de choix difficiles et les décisions dépendront du contexte.

Leçon 5 – Mieux reconstruire. La COVID-19 a mis en évidence les faiblesses connues de l’ approvisionnement en eau en milieu rural. Investir dans des prestataires de services locaux et responsabilisés est un élément clé de toute stratégie de durabilité. Les écoles et les établissements de santé sont au cœur de ce vaste réseau de services et constituent une priorité essentielle. Ces institutions partagent souvent des infrastructures hydrauliques avec les communautés rurales, et  pourraient constituer un élément central et stratégique de l’approvisionnement en eau pour tous.

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Le webinaire s’est déroulé en deux parties sur une durée d’une heure et demie. Tout d’abord, un aperçu du débat et des caractéristiques de l’accessibilité financière par le professeur Rob Hope (Université d’Oxford), présenté par Alice Chautard avant les présentations du Dr Guy Hutton (UNICEF), Andrew Armstrong (Université d’Oxford)et le Dr Sonia Hoque (Université d’Oxford). Cette présentation a été suivie par une session de questions-réponses facilitée par Alice Chautard. Le webinaire complet est accessible ici.

Si vous avez des questions ou des commentaires, n’hésitez pas à nous écrire : reach@water.ox.ac.uk et vous pouvez nous trouver sur Twitter @REACHWater @UNICEFWater @RuralWaterNet. Crédits photo: Mary Musenya Sammy et Cliff Nyaga.

Opportunité de publication: les pompes à motricité humaines pour les services d’eau potable

(photo: (C) Skat Consulting Ltd.)

Chers collègues,

Il a récemment été suggéré d’entreprendre une revue des questions relatives aux pompes à motricité humaine (PMH) dans les services d’eau potable.  Il s’agirait d’un livre qui remplacerait les documents publiés dans les années 1980, notamment le document “Community water supply : the handpump option” d’Arlosoroff et les Technical Papers 10 et 25 de l’IRC. 

Le nouveau livre ne serait pas une mise à jour directe, puisque ces documents ont été publiés dans le cadre de la Décennie des Nations Unies pour l’eau : une époque pendant laquelle l’intensité des efforts pour tester les PMH en laboratoire et sur le terrain à grande échelle, ainsi que la mise en œuvre d’autres initiatives, n’ont pas été égalées depuis.  Cependant, il y a eu beaucoup d’expérience et de réflexions, ainsi que des recherches et des évaluations depuis cette époque, qui devraient maintenant être rassemblées dans une publication. 

J’envisage un livre qui place les services de PMH dans le contexte plus large des ODD, le droit de l’homme à l’eau, l’auto-approvisionnement, l’entretien communautaire, les considérations financières, les nouveaux modèles de gestion et les transitions des points d’eau avec PMH aux services en réseau (par exemple) avec pompage solaire.  Cet ouvrage permettrait de rassembler à part égale les sciences naturelles et l’ingénierie, d’une part, et les questions de gestion et de financement, les aspects sociaux et les arrangements institutionnels, de l’autre. 

Ce livre s’adresserait principalement aux organisations et aux individus impliqués dans la planification, le financement, la mise en œuvre et le soutien de la programmation de l’eau en milieu rural – un public qui a besoin d’un aperçu général mais raisonnablement détaillé du sujet.  Les messages destinés aux décideurs politiques et aux décideurs de haut niveau devront être extraits du livre, sous une forme plus courte.  De même, le livre ne se veut pas un document technique détaillé ; en effet, il est probable que seuls deux chapitres sur les 12 qui seront inclus se concentreront sur les technologies des pompes à motricité humaine.

Étant donné le large éventail d’aspects à couvrir, j’envisage la nécessité d’un grand nombre de co-auteurs et d’évaluateurs (peer-reviewers).  Un éditeur a déjà manifesté un vif intérêt, et je serais optimiste quant à la possibilité de lever des fonds pour permettre le libre accès à la publication finale. 

Ce message – le premier sur le sujet – vous invite donc à répondre à trois questions : (1) Pensez-vous qu’une telle publication serait une contribution utile aux tentatives actuelles visant à fournir à tous des services d’eau potable sûrs et durables ? (2) Souhaitez-vous être tenu informé de l’avancement de la rédaction du livre ? (3) Seriez-vous intéressé(e) à participer à titre de co-auteur ou d’évaluateurs(si oui, veuillez m’envoyer une brève déclaration décrivant votre domaine d’intérêt et d’expertise).  Veuillez noter que le livre sera publié en anglais, et que les co-auteurs ou évaluateurs doivent avoir un bon niveau pour pouvoir rédiger dans cette langue.

Enfin, je suis bien conscient qu’il y a des opinions et des voix fortes dans la communauté des personnes intéressées par les pompes à motricité humaine ; cela fera partie de mon rôle d’auteur/éditeur principal d’essayer de présenter une analyse équilibrée et basée sur des données tout en minimisant les opinions et préjugés.  J’aimerais particulièrement trouver des contributeurs et des évaluateurs qui ont de l’expérience dans la mise en œuvre de programmes de PMH, mais qui ne se font pas entendre dans les groupes de discussion en ligne. 

N’hésitez pas à me contacter en écrivant à mon adresse courriel personnelle (ci-dessous) avec vos réponses initiales aux questions ci-dessus et, bien sûr, avec vos autres opinions sur la question.

En supposant que l’idée recueille l’approbation de ceux d’entre vous qui ont lu cette correspondance, j’établirai une liste provisoire du contenu et commencerai à identifier les coauteurs et les évaluateurs potentiels.  Surveillez donc cet espace pour d’autres nouvelles !

Cordialement,

Richard Carter
richard ^at^ richard-carter.org
[www.richard-carter.org]

Comment attirer les meilleurs, ou pourquoi certains consultants et entrepreneurs de forage expérimentés ne sont plus disposés à travailler pour le gouvernement local du district

Il s’agit du troisième d’une série de quatre blogs intitulée ‘Le forage professionnel de puits d’eau: Apprendre de l’Ouganda” de Elisabeth Liddle et d’un webinaire en 2019 sur le forage de puits professionnel. Cette série s’appuie sur les recherches menées en Ouganda par Liddle et Fenner (2018). Nous vous invitons à nous faire part de vos commentaires en réponse à ce blog ci-dessous.

Plusieurs rapports récents ont remis en question la qualité des forages en cours de construction en Afrique subsaharienne rurale (UNICEF/Skat, 2016, Bonsor et al., 2015; Anscombe, 2011; Sloots, 2010). Pour implanter et construire des forages de haute qualité être, un personnel qualifié et expérimenté doit être en mesure d’effectuer ces travaux. Des recherches récentes en Ouganda montrent qu’un certain nombre de consultants et d’entrepreneurs en forage parmi les plus expérimentés en Ouganda (ceux qui sont en activité depuis quinze à vingt ans) ne sont plus disposés à être engagés pour des contrats de collectivités locales de district (Liddle and Fenner, 2018). Ceci est préoccupant, étant donné que les projets des collectivités locales de district représentent 68% des nouveaux forages profonds forés au cours de l’année fiscale 2016/17 (MWE, 2017).

Dans ce blog, j’explique pourquoi ces consultants et entrepreneurs en forage ne sont plus disposés à travailler pour les districts.

1. Les prix sont trop bas

Un certain nombre de consultants et d’entrepreneurs de forage interrogés ne sont tout simplement pas satisfaits des prix que les collectivités locales de district sont prêtes à payer par rapport aux organisations non gouvernementales (ONG). Les consultants interrogés, par exemple, ont déclaré que les districts sont généralement disposés à payer de 1 à 2 million d’UGX (276 $US – 552 $US [1]) pour l’implantation et la supervision, tandis que les ONG sont généralement disposées à payer de 2,5 à 3,5 millions d’UGX (691 $US – 967 $US) pour le même travail. Le prix que les districts sont prêts à payer n’est apparemment pas réaliste et, en conséquent, ces consultants ne seraient pas en mesure de réaliser un travail de qualité. Les mêmes problèmes ont été signalés chez les foreurs qui ne sont plus disposés à travailler pour les autorités locales du district. Ces consultants et foreurs ne sont pas prêts à réaliser des points d’eau inférieurs aux normes pour les communautés du fait de ces bas prix, à prendre des raccourcis dans leur travail, ou à ternir la réputation de leurs entreprises.

2. Usage abusif des modalités de paiement forfaitaire “pas d’eau, pas de paiement”

Comme l’explique le blog “Contrats clés en main pour l’implantation et le forage de puits d’eau“, l’utilisation de contrats clés en main est fréquente en Ouganda: sur les 29 organisations interviewées au cours de cette recherche, 26 organisations travaillaient avec le secteur privé dans le cadre de contrat de forages, et 19 rémunéraient les foreurs pour l’implantation et le forage à travers des paiements forfaitaires “pas d’eau, pas de paiement”. Il est typique selon ces modalités de paiement que le foreur ne soit pas payé, si un forage échoue (si il est à sec ou à faible rendement). Si le forage est réussi, le foreur doit recevoir le prix forfaitaire total, quels que soient les coûts engagés sur place. Un certain nombre de districts, cependant, s’écartent des normes de paiement forfaitaire “pas d’eau, pas de paiement”. Au lieu de payer la totalité de la somme forfaitaire comme ils devraient le faire, ils ne paient que pour le travail réellement effectué et les matériaux utilisés (connu sous le nom de paiement au devis (BoQ) ou paiement ‘admeasurement’ en Ouganda). Bien que cela puisse être spécifié dans le contrat de forage, cela reste inquiétant, étant donné la prémisse sur laquelle les modalités de paiement forfaitaire “pas d’eau, pas de paiement” est basée: même si les foreurs perdent de l’argent sur les forages infructueux, ils devraient être en mesure de récupérer ces coûts à travers les sommes forfaitaires qui leur sont versées pour les forages réussis. Sans un paiement forfaitaire intégral, les foreurs sont incapables de recouvrir leurs pertes.

3. Les pots-de-vin pendant le processus d’appel d’offres

Les demandes de pots-de-vin seraient fréquentes lors des appels d’offres pour des contrats de collectivités locales de district. Lorsqu’un pot-de-vin est exigé, les consultants et les foreurs ont du mal à rendre compte de ce coût : s’ils en tiennent compte dans leur devis, leur devis sera trop élevé et ils ne gagneront donc pas le contrat. Si, toutefois, ils ne tiennent pas compte du prix du pot-de-vin dans leur devis, le consultant ou le foreur devra alors récupérer ce coût à un moment donné, généralement en effectuant un travail de mauvaise qualité sur place. Si les consultants et les foreurs ne veulent pas travailler dans ces conditions, ils ne soumissionneront pas.

4. Les retards de paiement

Recevoir un paiement intégral de la part des districts pour les travaux achevés peut être difficile: plusieurs entrepreneurs de forage signalent que dans certains cas, ils ont dû attendre plus d’un an pour recevoir leur paiement intégral. Cela rend les affaires difficiles. Il est beaucoup plus facile de ne travailler que pour des ONG qui ont la réputation de payer à temps.

Les citations suivantes aident à illustrer les problèmes ci-dessus:

«Mais je vous le dis, ces dernières années, je n’ai pas soumissionné pour un contrat avec le district, car le processus de candidature est tellement ridicule. Vous savez, ils savent déjà qui va remporter le contrat avant même de l’annoncer … Et les termes et conditions du contrat sont très défavorables au foreur … Je n’ai donc pas foré pour le district depuis cinq ans, rien ne garantit qu’ils nous paieront, ce n’est pas un modèle commercial viable pour nous… Ils paient seulement à temps dans 50% des cas. Même si le forage a réussi, ils diront: Nous n’avons pas d’argent, nous devrons payer le prochain trimestre. Parfois, cela dure depuis un an. Avec un district, il a fallu 14 mois pour que je sois payé une fois… La garantie de recevoir un paiement est frustrante» (Entrepreneur de forage).

«Je crois fermement que la passation de marché est seulement une procédure pour la plupart des projets. Dans la plupart des cas, les districts signent des contrats après que le soumissionnaire leur ait donné de l’argent pour celui-ci. Alors, disons que c’est un contrat de 100 millions, ils voudront 20 millions lors du processus d’appel d’offres. Ce problème concerne les districts, pas les ONG, ni le ministère … J’ai donc arrêté de forer pour les districts, c’était trop cher» (Entrepreneur de forage)

«Je n’aime pas travailler pour le district. Pour être honnête, ils sont tout simplement corrompus. Il est très difficile d’obtenir un contrat de leur part, vous devez souvent payer pour obtenir le contrat. Ils demanderont toujours de l’argent en plus. C’est dérangeant. Si vous n’acceptez pas de les payer, ils trouveront un moyen d’expliquer pourquoi vous n’avez pas obtenu le contrat » (Consultant)

Les districts commencent maintenant à remarquer ce problème également, comme l’explique l’un des responsables de l’eau du district ci-dessous:

«Un si grand nombre d’entre eux [les foreurs] ont une mentalité tellement axée sur le “business” que pendant la période de la passation de marché, ils montent une offre qui défie toute concurrence avec des prix trop bas afin de pouvoir remporter le contrat. La plupart des foreurs sérieux travaillent maintenant seulement avec les ONG car ils savent que le processus de passation de marché est beaucoup plus transparent et qu’ils pourront obtenir l’argent dont ils ont besoin pour faire du bon travail. Mais avec le gouvernement local, ils ne peuvent pas. Nous avons donc perdu de très bons foreurs à cause de cela, parce qu’ils ne peuvent pas défier cette concurrence, et que la plupart des gouvernements locaux veulent choisir le soumissionnaire aux prix les plus bas… Nous avons donc un gros défi à relever car nous ne voulons pas que le gouvernement perde de l’argent en sélectionnant les foreurs les plus chers mais cela signifie que les foreurs qui font du travail de très haute qualité ne travaillent plus avec le district » (Responsable de l’eau pour le district)

Ces citations mettent en évidence les conséquences à long terme pour les administrations locales de district connues pour des pratiques telles que payer des prix trop bas, proposer des conditions de paiement défavorables, solliciter des pots-de-vin et effectuer des paiements en retard. Il est essentiel de trouver des solutions à ces problèmes pour que des consultants expérimentés et des entrepreneurs en forage soient prêts à soutenir les travaux des districts.

Qu’en pensez-vous?

Alors, qu’en pensez-vous? Avez-vous des expériences de prix bas irréalistes (ou l’inverse), de conditions de paiement défavorables, de corruption dans le processus de passation de marché ou de retards de paiement? Ou pouvez-vous partager des pratiques particulièrement prometteuses avec nous? Vous pouvez répondre ci-dessous en postant un commentaire, ou vous pouvez participer au webinaire en direct le 14 mai (inscriptions ici)

Références

Anscombe, J.R. (2011). Quality assurance of UNICEF drilling programmes for boreholes in Malawi. Lilongwe, Malawi: Ministry of Agriculture Irrigation and Water Development, Government of Malawi, Available from http://www.rural-water-supply.net/en/resources/details/509

Bonsor, H.C., Oates, N., Chilton, P.J., Carter, R.C., Casey, V., MacDonald, A.M., Etti, B., Nekesa, J., Musinguzi, F., Okubal, P., Alupo, G., Calow, R., Wilson, P., Tumuntungire, M., and Bennie, M. (2015). A Hidden Crisis: Strengthening the evidence base on the current failure of rural groundwater supplies, 38th WEDC International Conference, Loughborough University, UK, 2014, Available from https://wedc-knowledge.lboro.ac.uk/resources/conference/38/Bonsor-2181.pdf

Liddle, E.S. and Fenner, R.A. (2018). Review of handpump-borehole implementation in Uganda. Nottingham, UK: BGS (OR/18/002). https://nora.nerc.ac.uk/id/eprint/520591/

MWE (2017) Sector Performance Report 2017, Ministry of Water and Environment, Government of Uganda, Available from https://www.mwe.go.ug/sites/default/files/library/SPR%202017%20Final.pdf

Sloots, R. (2010). Assessment of groundwater investigations and borehole drilling capacity in Uganda. Kampala, Uganda: Ministry of Water and Environment, Government of Uganda, and UNICEF, Available from http://www.rural-water-supply.net/en/resources/details/133

UNICEF/Skat (2016). Professional water well drilling: A UNICEF guidance note. St Gallen, Switzerland: Skat and UNICEF, Available from http://www.rural-water-supply.net/en/resources/details/775

[1] taux de change de Mai 2017

Remerciements

Ce travail fait partie du projet Hidden Crisis du programme de recherche UPGro – cofinancé par le NERC, le DFID et l’ESRC.

Le travail de terrain entrepris pour ce rapport fait partie de la recherche doctorale des auteurs à l’Université de Cambridge, sous la supervision du Professeur Richard Fenner. Ce travail sur le terrain a été financé par le Ryoichi Sasakawa Young Leaders Fellowship Fund et UPGro : Hidden Crisis.

Merci à ceux d’entre vous de l’Université de Makerere et de WaterAid Ouganda qui m’ont apporté un soutien logistique, y compris sur le terrain, pendant que je menais les entretiens pour ce rapport (en particulier le Dr Michael Owor, Felece Katusiime et Joseph Okullo de l’Université Makerere et Gloria Berochan de WaterAid Uganda). Merci également à tous les répondants d’avoir été enthousiastes et disposés à participer à cette recherche.

Photos

photo: ” Affiche d’évaluation des offres et d’attribution du contrat exposée dans un bureau de passation de marché de district ” (Source: Elisabeth Liddle)

 

 

Les contrats clés en main pour l’implantation et le forage de puits d’eau

Il s’agit du premier d’une série de quatre blogs intitulée ‘Le forage professionnel de puits d’eau: Apprendre de l’Ouganda” de Elisabeth Liddle et d’un webinaire en 2019 sur le forage de puits professionnel. Cette série s’appuie sur les recherches menées en Ouganda par Liddle et Fenner (2018). Nous vous invitons à nous faire part de vos commentaires en réponse à ce blog ci-dessous.

Les forages réalisés dans le cadre d’un “contrat clé en main ” sont devenus de plus en plus courants dans toute l’Afrique subsaharienne. Des recherches récentes menées en Ouganda par Liddle et Fenner (2018) ont montré que les contrats clés en main sont le type de contrat le plus courant lorsque le secteur privé fournit de nouveaux forages pour des pompes manuelles en milieu rural, bien que cela n’ait pas toujours été le cas. Dans ce blog, nous donnons un aperçu de ce que sont les contrats clé en main, pourquoi ils sont utilisés en Ouganda, et les avantages et les défis associés à leur utilisation en Ouganda.

Qu’est-ce qu’un contrat clé en main et pourquoi ces contrats sont-ils utilisés en Ouganda ?

Dans le cadre d’un contrat clé en main, un entrepreneur en forage est responsable à la fois de l’implantation et des travaux de forage et d’installation. Les contrats clés en main sont payés par le biais de modalités de paiement au forfait, c’est-à-dire “pas d’eau, pas de paiement “. Si le forage est fructueux, le foreur recevra la totalité du prix au forfait, quels que soient les coûts engagés sur place. Toutefois, si le forage est infructueux (forage à sec ou à faible rendement), le foreur ne sera pas payé du tout.

Les contrats clés en main ont pris de l’importance en Ouganda au milieu des années 2000 lorsque les agences d’exécution (autorités locales de district et Organisations Non Gouvernementales) devenaient de plus en plus frustrées par le nombre de forages infructueux réalisés lorsque les consultants effectuaient les travaux d’implantation de forages. Comme le consultant indiquait au foreur l’endroit où forer, si le forage échouait, l’agence de mise en œuvre devait payer le foreur pour tous les travaux effectués et les matériaux utilisés, c’est-à-dire selon un cahier des charges. L’échec des forages était imputé à la qualité du travail d’implantation des consultants ; de fait, les « consultants à mallette » (c’est-à-dire ceux qui n’avaient pas de formation officielle en géologie ou en hydrogéologie) avaient inondé le marché. En raison des bas prix qu’ils offraient et de l’absence de réglementation, ces consultants parvenaient à remporter des contrats d’implantation de forage.

Payer pour des forages infructueux était donc un problème, et il était devenu difficile pour les autorités locales de district d’atteindre leurs objectifs en matière de nouvelles sources d’eau potable. Les chefs de projet passaient pour incompétents. De plus, les responsables politiques ne comprenaient pas qu’un nombre de forages infructueux faisait partie intégrante du travail de forage ; par conséquent, si un foreur était payé pour un forage infructueux, les responsables politiques le considéraient comme corrompu. Certains responsables des services de l’eau au niveau du district ont même été menacés de prison.

La solution trouvée a été de retirer le consultant et de confier toute la responsabilité de la recherche de l’eau au foreur. Si le foreur forait alors un puits infructueux, il ne serait pas payé, car c’est lui qui était responsable de l’implantation du trou de forage. Le foreur prenait également tous les risques associés à un rendement d’eau inadéquat.

Avantages et défis de l’utilisation de contrats clés en main

Les contrats clés en main ont grandement simplifié le processus de passation de marché et de gestion de contrat pour les responsables de projets en Ouganda. Dans le cadre de contrats clés en main, les maitres d’ouvrage n’ont qu’à sélectionner et gérer un entrepreneur en forage. En outre, étant donné que le montant payé à l’entrepreneur si le forage est fructueux est déterminé au cours du processus d’appel d’offres, il n’y a pas de coûts imprévus pour le maitre d’ouvrage. De plus, en vertu des modalités de paiement « pas d’eau, pas de paiement », les organismes n’ont pas à dépenser directement de l’argent pour des forages infructueux ; l’argent n’est dépensé que pour des forages qui sont déclarés fructueux.

Bien que les contrats clés en main présentent des avantages notables, les chercheurs se sont entretenus avec plusieurs personnes en Ouganda qui se sont dites préoccupées par la qualité du travail :

  • Le choix du site est fonction de la facilité à trouver de l’eau: Dans le cadre de contrats clés en main, les entrepreneurs de forage doivent trouver suffisamment d’eau pour être payés. De multiples entretiens ont confirmé que les entrepreneurs en forage forent des puits là où il semble plus facile de trouver de l’eau, par exemple dans les vallées ou près des marécages ou des rivières. Non seulement les entrepreneurs de forage sont extrêmement susceptibles de trouver de l’eau dans ces zones, donc d’être payés, mais ils forent souvent à des profondeurs beaucoup moins profondes que celles sur lesquelles leur estimation forfaitaire de coûts était basée. Une marge plus importante peut donc être réalisée dans ces conditions. Les forages situés dans ces zones sont toutefois vulnérables à la pollution. Bien qu’un forage puisse passer les tests de qualité de l’eau immédiatement après avoir été foré, l’eau peut être impropre à la consommation humaine pendant les mois pluvieux en raison de l’augmentation du transport des polluants de surface et des taux de lixiviation ou, après plusieurs années, du fait de l’accumulation des polluants dans ces zones. En outre, l’accès des communautés à ces puits peut être limité, en particulier pendant les mois pluvieux où ces zones peuvent être vulnérables aux inondations.
  • Le bricolage pour faire des économies: En vertu des modalités de paiement « pas d’eau, pas de paiement »,, les entrepreneurs de forage doivent économiser dans la mesure du possible afin de pouvoir amortir les pertes qu’ils ont subies. Pour économiser de l’argent, il a été rapporté que certains entrepreneurs de forage en Ouganda sont connus pour les pratiques suivantes :
  • L’utilisation de matériaux de mauvaise qualité et/ou qui ne sont pas appropriés qux conditions hydrogéologiques, par exemple, des conduites montantes en fer galvanisé plutôt qu’en acier inoxydable dans les eaux souterraines acides. Les conduites montantes en fer galvanisé sont 4 à 5 fois moins chères que l’acier inoxydable. Lorsque des conduites montantes en fer galvanisé sont utilisées dans les eaux souterraines acides (qui sont courantes en Ouganda), une eau de couleur rouge/brune impropre à la consommation humaine est fort probable (Casey et al., 2016).
  • L’utilisation de matériaux inappropriés pour la conception du forage, par exemple, l’utilisation d’un tubage de 5 pouces lorsqu’un forage ouvert de 6/6,5 pouces[1] a été foré, car le tubage de 5 pouces est moins cher que celui de 6/6,5 pouces. Pour éviter que le tubage de 5 pouces ne tombe dans le trou ouvert de 6/6,5 pouces, les foreurs en chauffent la base et l’étirent pour l’ajuster au dessus de la zone ouverte. 42 % des entrepreneurs en forage interrogés (n = 14) ont admis avoir recours à cette pratique. Alors que certains y voient une bonne astuce, d’autres craignent que de la vase ne s’accumule dans ces forages avec le temps, en raison de l’espace entre le tubage et la roche consolidée et/ou des fissures qui se forment dans les zones les plus tendues du tubage. Un tel envasement use non seulement les pièces de la pompe à main, mais peut également entraîner des problèmes d’apparence du point de vue de l’utilisateur lorsque la vase pénètre dans l’alimentation en eau potable.
  • Arrêter de forer lorsqu’on rencontre de l’eau pour la première fois: On peut économiser beaucoup d’argent ainsi ; en Ethiopie, par exemple, forer à 50 mètres au lieu de 60 mètres réduit le coût du forage de 13% (Calow et al., 2012). Toutefois, si le forage ne pénètre pas dans l’aquifère principal, la quantité d’eau disponible après la construction peut être problématique, même si le forage passe l’essai de pompage.

3) Interférer avec les données d’essai de la pompe ou raccourcir le temps d’essai de la pompe

Cela permet de masquer les sites à faible rendement et les sites infructueux. Ces forages seront inévitablement à faible rendement après construction ou, dans le pire des cas, à sec.

La nécessité pour les foreurs d’avoir recours aux pratiques ci-dessus en Ouganda est exacerbée par le fait que, dans de nombreux cas, le forfait auquel les foreurs sont payés pour un forage réussi n’est pas assez élevé. De plus, la supervision par un hydrogéologue qualifié est rare.

Que faire en ce qui concerne les contrats clés en main ?

Les contrats clés en main devraient-ils continuer à être utilisés en Ouganda ? Les avis diffèrent d’un acteur à l’autre : la majorité des maitres d’ouvrage en Ouganda estiment que le recours aux contrats clés en main devrait se poursuivre, tandis que les consultants et le Ministère de l’eau et de l’environnement estiment qu’ils devraient cesser, au vu des problèmes de qualité des travaux décrits ci-dessus.

Le Ministère de l’eau et de l’environnement est allé jusqu’à publier une directive en janvier 2017 décourageant l’utilisation de contrats clés en main, et préconisant plutôt que les contrats subdivisés, un pour le choix du site (attribué à un hydrogéologue/consultant) et un pour le forage et l’installation (attribué à un entrepreneur en forage) soient dorénavant utilisés. Les opinions des foreurs eux-mêmes semblent impartiales ; la plupart d’entre eux ne s’opposent pas à l’idée de travailler dans le cadre de contrats clés en main ; ils demandent simplement à ce que les prix forfaitaires que les maitres d’ouvrage soient prêts à payer pour des forages réussis augmentent dans le futur, pour qu’ils ne soient pas obligés de prendre de bricoler pour faire des économies sur place.

Qu’en pensez-vous?

 Alors, qu’en pensez-vous? Avez-vous de l’expérience en matière de contrats clés en main pour forer des puits d’eau, ou d’autres pratiques que vous aimeriez partager ? Vous pouvez répondre ci-dessous en postant un commentaire, ou vous pouvez participer au webinaire en direct le 14 mai (inscriptions ici)

Références

Calow, R., MacDonald, A., and Cross, P. (2012). Corruption in rural water supply in Ethiopia. In J. Plummer (Ed.), Diagnosing Corruption in Ethiopia: Perceptions, realities and the way forward for key sectors (pp 121-179). Washington DC, USA: World Bank. Available from https://www.odi.org/sites/odi.org.uk/files/odi-assets/publications-opinion-files/8555.pdf

Casey, V., Brown, L., Carpenter, J.D., Nekesa, J., and Etti, B. (2016). The role of handpump corrosion in the contamination and failure of rural water supplies. Waterlines, 35(1), 59-77. Available from https://www.developmentbookshelf.com/doi/full/10.3362/1756-3488.2016.006

Liddle, E.S. and Fenner, R.A. (2018). Review of handpump-borehole implementation in Uganda, Nottingham, UK: BGS (OR/18/002). Available from https://nora.nerc.ac.uk/id/eprint/520591/

[1] Les trous de forage peuvent être ” entièrement tubés ” ou ” ouverts “. Si un trou de forage est ” entièrement tubé “, toute la partie verticale est tubée, avec des grilles dans les couches d’eau. Toutefois, si le trou de forage est ” ouvert “, seules les zones non consolidées du forage vertical sont tubées – le reste de la roche consolidée est laissé à l’état “ouvert ” (pas de tube ni de grilles).

Un pouce équivaut à 2,54 cm (note du traducteur).

Remerciements

Ce travail fait partie du projet Hidden Crisis du programme de recherche UPGro – cofinancé par le NERC, le DFID et l’ESRC.

Le travail de terrain entrepris pour ce rapport fait partie de la recherche doctorale des auteurs à l’Université de Cambridge, sous la supervision du Professeur Richard Fenner. Ce travail sur le terrain a été financé par le Ryoichi Sasakawa Young Leaders Fellowship Fund et UPGro : Hidden Crisis.

Merci à ceux d’entre vous de l’Université de Makerere et de WaterAid Ouganda qui m’ont apporté un soutien logistique, y compris sur le terrain, pendant que je menais les entretiens pour ce rapport (en particulier le Dr Michael Owor, Felece Katusiime et Joseph Okullo de l’Université Makerere et Gloria Berochan de WaterAid Uganda). Merci également à tous les répondants d’avoir été enthousiastes et disposés à participer à cette recherche.

Photo: ” Les membres de l’équipe Hidden Crisis utilisent une caméra de CCTV pour l’observation du fond de puits de la construction d’un forage communautaire ” (Source: ‘BGS © NERC. UPGro Hidden Crisis Project.’)

 

Le mot de la présidente du RWSN: Une eau potable gérée en toute sécurité : l’importance de la qualité de l’eau pour de RWSN

Kelly Ann Naylor, UNICEF / La présidente du RWSN

Accessibilité. Disponibilité. Qualité. Ce sont les trois critères qui définissent un service d’eau potable géré en toute sécurité au titre de l’ODD 6.1. Alors que l’accessibilité et la disponibilité étaient des défis connus pour les services d’approvisionnement en eau en milieu rural, l’ampleur du problème de la qualité de l’eau en milieu rural n’était pas bien quantifiée, jusqu’à ce que le rapport de suivi 2017 du Programme commun OMS/UNICEF de suivi de l’approvisionnement  en eau et de l’assainissement fasse le point sur la qualité de l’eau en milieu rural. Alors que 73% de la population mondiale boit de l’eau non contaminée de manière bactériologique et chimique, seulement 55% de la population rurale dans le monde – un peu plus de la moitié – boit de l’eau salubre. De plus, les estimations de la qualité de l’eau ne sont disponibles que pour 45% de la population mondiale. Ce rapport note que ces données suggèrent que les niveaux de conformité aux normes relatives à l’eau potable sont probablement faibles dans les pays en voie de développement.

RWSN aborde de nombreux aspects liés aux services d’eau potable en milieu rural, mais jusqu’à présent, la qualité de l’eau n’a pas fait l’objet d’une attention particulière. Compte tenu de l’importance de cette question pour les populations rurales, RWSN est fier d’annoncer un nouveau partenariat avec The Water Institute de UNC Chapel Hill afin de répondre à la demande d’informations sur la qualité de l’eau dans les services d’approvisionnement en milieu rural. Selon Jamie Bartram (Directeur du Water Institute de UNC), «ce partenariat s’appuiera sur la plateforme  RWSN et sur l’expertise du Water Institute en matière de qualité et de gestion de l’eau pour apporter des données et des méthodes scientifiques de pointe aux membres du réseau.En tant que nouveau responsable du Thème cartographie et de surveillance, The Water Institute a pour objectif de rapprocher la science et la pratique en facilitant une discussion animée et en produisant des recommandations pratiques sur une eau gérée de manière sûre.» Pour en savoir plus sur ce nouveau partenariat, consultez la section ci-dessous.

L’accessibilité et la disponibilité de l’eau potable demeurent également des problèmes critiques pour les populations rurales. Les femmes et les filles sont responsables de la collecte de l’eau dans 8 ménages sur 10, dans le cas où l’eau n’est pas disponible sur place. Souvent, cette corvée est extrêmement pénible :  263 millions de personnes doivent chercher de l’eau à plus de 30 minutes de chez elles. De même, de nombreux systèmes d’approvisionnement en eau en milieu rural sont confrontés à des problèmes d’opération et de maintenance et peuvent tomber en panne pendant de longues périodes, lorsque des pièces de rechange ou des techniciens qualifiés ne sont pas disponibles pour effectuer les réparations. Cela peut priver les populations rurales de leur seule source d’eau fiable pendant de longues périodes.

Les communautés et les thèmes en ligne de RWSN restent actifs dans les domaines de l’accessibilité et de la disponibilité dans le cadre de la nouvelle stratégie 2018-2023. Le thème des Services durables travaille sur les différentes formes de prestation de services pour assurer la continuité et la qualité des services. Le thème Développement durable des eaux souterraines porte sur la disponibilité globale de la ressource, y compris à travers un nouveau sujet, “le pompage solaire”, afin de permettre des échanges d’expériences sur les avancées en matière de technologies de pompage solaire. Le thème Cartographie et suivi examine les moyens de renforcer les systèmes de suivi des services d’eau dans les pays. Le thème Auto-approvisionnement aide à définir un environnement favorable permettant aux personnes d’investir et d’améliorer leurs propres systèmes d’approvisionnement en eau. Enfin, le thème Ne laisser personne de côté, qui est pertinent pour tous ces autres thèmes, souligne la nécessité d’adopter une approche inclusive de l’eau en milieu rural, en tenant compte du genre, des personnes handicapées et des populations marginalisées pour réaliser le droit de l’homme à l’eau.

Le thème de la Journée mondiale de l’eau de 2019 sera «Ne laisser personne de côté». Maintenant plus que jamais, les praticiens de l’eau rurale seront là pour relever ce défi et s’attaquer à ces inégalités persistantes afin que les personnes vivant en milieu rural puissent boire de l’eau salubre, disponible à tout moment et accessible à proximité de de leur foyer.

La stratégie RWSN 2018-2023 #eau

La stratégie RWSN 2015-2017 a pris fin l’an dernier. Les responsables thématiques et le secrétariat de RWSN ont pris l’initiative de consulter les membres et les partenaires du réseau afin de développer une nouvelle stratégie pour la période 2018-2023. Nous avons reçu des bonnes idées pour le réseau à travers des consultations avec les groupes de travail, l’enquête des membres RWSN 2017 et l’évaluation du réseau, et la consultation ouverte de 6 semaines à laquelle nous avons invité tous les membres de RWSN. Nous avons également organisé un wébinaire en novembre 2017 qui a permis au Secrétariat et à la Présidente de RWSN d’expliquer les changements proposés par rapport à la stratégie existante. Les idées et commentaires reçus des membres et des partenaires du réseau à travers cette consultation ont été incorporés dans la nouvelle stratégie RWSN début 2018. La version finale de la stratégie a été approuvée par le Comité de Pilotage Exécutif de RWSN en mars 2018.

La nouvelle stratégie RWSN strategy est maintenant disponible ici

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