La feuille de route pour le développement d’outils de gestion des actifs (GA)

Ceci est un blog de la Fondation PRACTICA, organisation membre du RWSN.

Dans le précédent article, les outils de GA en cours de développement par la WASH Alliance International ont été présentés. Nos expériences précédentes ont démontré qu’il est important d’adopter des approches inclusives et centrées sur les utilisateurs pour augmenter l’impact des activités du projet. Les principales étapes que nous avons suivies pour mettre en place une telle approche sont détaillées dans cet article.

Aditi Goyal, la coordinatrice du développement de l’apprentissage en ligne chez Smart-tech (une entreprise technologique népalaise) qualifie ce projet de « processus itératif continu ».

« Il y a plusieurs manières d’arriver au même résultat. L’important est d’arriver là où les utilisateurs nous emmènent »

Elle fait référence aux fonctionnalités, à la convivialité et à l’adaptabilité des outils à développer. Être à l’écoute du point de vue de chacun représente un atout pour la mise en œuvre du projet. Ses expériences précédentes lui ont apprises que les premières ébauches ont tendance à différer complètement de ce qui est livré en tant que produit final. Pourtant, elles sont essentielles au processus de maturation dans lequel les idées sont confrontées, partagées et améliorées par un processus de rétroaction continue.

Feuille de route 

1. Évaluation des besoins et cartographie des utilisateurs

Nous avons commencé en allant sur le terrain afin d’interagir avec les communautés locales et de comprendre le contexte dans lequel les outils de GA seraient pilotés. Une cartographie des utilisateurs potentiels a été réalisée, incluant la définition de leurs caractéristiques en termes de moyens de subsistance, de connectivité internet, de taux d’alphabétisation, et la manière dont ils collectent et utilisent actuellement les informations pour effectuer des travaux sur les systèmes. L’objectif ayant été de définir les besoins auxquels les outils doivent répondre. Une approche participative et inclusive a été adoptée afin de garantir la prise en comptes des groupes vulnérables et de leurs besoins dans l’ensemble du processus.

2. Conception et développement

Cette étape a permis de décider à quoi ressembleraient les outils, comment les informations seraient présentées, et le contenu devant être priorisé. C’était un processus long car plusieurs itérations ont été effectuées avant que tous les acteurs impliqués soient d’accord sur le produit final. L’expérience de l’Alliance Internationale WASH montre qu’une bonne évaluation des besoins facilitera toujours le processus de conception. Idéalement, le travail sur le terrain doit avoir lieu pendant les itérations pour évaluer si le développement est en bonne voie. Cependant, en raison des restrictions imposées par le Covid-19, il n’a pas été possible d’effectuer toutes les vérifications sur le terrain durant cette phase.

3. Test, promotion et mise à l’échelle des outils.

Ce processus n’a pas encore eu lieu. Une fois les outils programmés et testés, les partenaires locaux de l’Alliance Internationale WASH au Népal (CIUD et Lumanti) identifieront et fourniront une assistance technique aux hôtes institutionnels qui suivront la mise en œuvre et l’adoption des outils dans tout le pays.

L’application, le tableau de bord et l’outil e-learning seront diffusés auprès des différents groupes cibles. Les outils seront fournis dans un environnement open source pour permettre une mise à l’échelle et une amélioration continue (par exemple, Moodle a été sélectionné pour l’apprentissage en ligne). Le logiciel sera techniquement maintenu et mis à jour pendant une période de 5 ans par la société de logiciels sous contrat.

Leçons apprises… jusqu’à présent

Des leçons clés ont été extraites des discussions avec les parties prenantes impliquées concernant leurs expériences dans ce projet et ailleurs.

Les commentaires des utilisateurs sont extrêmement importants pour développer un outil robuste. L’équipe doit passer du temps sur le terrain, échanger avec les futurs utilisateurs et comprendre leurs principaux besoins. Ce que nous pensons que les utilisateurs veulent et ce dont ils ont réellement besoin sont souvent deux choses différentes.Flexibilité, communication et bonne planification aident à surmonter les difficultés des projets. Il n’était pas possible de mener des travaux sur le terrain en raison des restrictions liées au Covid-19. Mais pour surmonter ce problème, SmartTech a partagé les outils avec les agents locaux qui ont effectué les vérifications et obtenu des retours sur la convivialité et l’opérabilité des outils. Une bonne communication entre les acteurs impliqués, aide à atteindre les objectifs de manière plus efficace. Comme Aditi le mentionne :

« Suivre le calendrier de planification est important depuis le début du projet, cela m’aide à suivre les livrables et à voir si les objectifs ont été atteints à temps »

Des remerciements particuliers vont à Aditi Goyal pour ses idées sur le processus de développement d’outils. Ce document a été développé par la Fondation Practica en tant que membre de l’Alliance Internationale WASH, partenaire du WASH SDG Consortium. Pour plus d’informations : info@practica.org / http://www.practica.org. Crédit photo: CIUD Nepal.

Author: RWSN Secretariat

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