Comment attirer les meilleurs, ou pourquoi certains consultants et entrepreneurs de forage expérimentés ne sont plus disposés à travailler pour le gouvernement local du district

Il s’agit du troisième d’une série de quatre blogs intitulée ‘Le forage professionnel de puits d’eau: Apprendre de l’Ouganda” de Elisabeth Liddle et d’un webinaire en 2019 sur le forage de puits professionnel. Cette série s’appuie sur les recherches menées en Ouganda par Liddle et Fenner (2018). Nous vous invitons à nous faire part de vos commentaires en réponse à ce blog ci-dessous.

Plusieurs rapports récents ont remis en question la qualité des forages en cours de construction en Afrique subsaharienne rurale (UNICEF/Skat, 2016, Bonsor et al., 2015; Anscombe, 2011; Sloots, 2010). Pour implanter et construire des forages de haute qualité être, un personnel qualifié et expérimenté doit être en mesure d’effectuer ces travaux. Des recherches récentes en Ouganda montrent qu’un certain nombre de consultants et d’entrepreneurs en forage parmi les plus expérimentés en Ouganda (ceux qui sont en activité depuis quinze à vingt ans) ne sont plus disposés à être engagés pour des contrats de collectivités locales de district (Liddle and Fenner, 2018). Ceci est préoccupant, étant donné que les projets des collectivités locales de district représentent 68% des nouveaux forages profonds forés au cours de l’année fiscale 2016/17 (MWE, 2017).

Dans ce blog, j’explique pourquoi ces consultants et entrepreneurs en forage ne sont plus disposés à travailler pour les districts.

1. Les prix sont trop bas

Un certain nombre de consultants et d’entrepreneurs de forage interrogés ne sont tout simplement pas satisfaits des prix que les collectivités locales de district sont prêtes à payer par rapport aux organisations non gouvernementales (ONG). Les consultants interrogés, par exemple, ont déclaré que les districts sont généralement disposés à payer de 1 à 2 million d’UGX (276 $US – 552 $US [1]) pour l’implantation et la supervision, tandis que les ONG sont généralement disposées à payer de 2,5 à 3,5 millions d’UGX (691 $US – 967 $US) pour le même travail. Le prix que les districts sont prêts à payer n’est apparemment pas réaliste et, en conséquent, ces consultants ne seraient pas en mesure de réaliser un travail de qualité. Les mêmes problèmes ont été signalés chez les foreurs qui ne sont plus disposés à travailler pour les autorités locales du district. Ces consultants et foreurs ne sont pas prêts à réaliser des points d’eau inférieurs aux normes pour les communautés du fait de ces bas prix, à prendre des raccourcis dans leur travail, ou à ternir la réputation de leurs entreprises.

2. Usage abusif des modalités de paiement forfaitaire “pas d’eau, pas de paiement”

Comme l’explique le blog “Contrats clés en main pour l’implantation et le forage de puits d’eau“, l’utilisation de contrats clés en main est fréquente en Ouganda: sur les 29 organisations interviewées au cours de cette recherche, 26 organisations travaillaient avec le secteur privé dans le cadre de contrat de forages, et 19 rémunéraient les foreurs pour l’implantation et le forage à travers des paiements forfaitaires “pas d’eau, pas de paiement”. Il est typique selon ces modalités de paiement que le foreur ne soit pas payé, si un forage échoue (si il est à sec ou à faible rendement). Si le forage est réussi, le foreur doit recevoir le prix forfaitaire total, quels que soient les coûts engagés sur place. Un certain nombre de districts, cependant, s’écartent des normes de paiement forfaitaire “pas d’eau, pas de paiement”. Au lieu de payer la totalité de la somme forfaitaire comme ils devraient le faire, ils ne paient que pour le travail réellement effectué et les matériaux utilisés (connu sous le nom de paiement au devis (BoQ) ou paiement ‘admeasurement’ en Ouganda). Bien que cela puisse être spécifié dans le contrat de forage, cela reste inquiétant, étant donné la prémisse sur laquelle les modalités de paiement forfaitaire “pas d’eau, pas de paiement” est basée: même si les foreurs perdent de l’argent sur les forages infructueux, ils devraient être en mesure de récupérer ces coûts à travers les sommes forfaitaires qui leur sont versées pour les forages réussis. Sans un paiement forfaitaire intégral, les foreurs sont incapables de recouvrir leurs pertes.

3. Les pots-de-vin pendant le processus d’appel d’offres

Les demandes de pots-de-vin seraient fréquentes lors des appels d’offres pour des contrats de collectivités locales de district. Lorsqu’un pot-de-vin est exigé, les consultants et les foreurs ont du mal à rendre compte de ce coût : s’ils en tiennent compte dans leur devis, leur devis sera trop élevé et ils ne gagneront donc pas le contrat. Si, toutefois, ils ne tiennent pas compte du prix du pot-de-vin dans leur devis, le consultant ou le foreur devra alors récupérer ce coût à un moment donné, généralement en effectuant un travail de mauvaise qualité sur place. Si les consultants et les foreurs ne veulent pas travailler dans ces conditions, ils ne soumissionneront pas.

4. Les retards de paiement

Recevoir un paiement intégral de la part des districts pour les travaux achevés peut être difficile: plusieurs entrepreneurs de forage signalent que dans certains cas, ils ont dû attendre plus d’un an pour recevoir leur paiement intégral. Cela rend les affaires difficiles. Il est beaucoup plus facile de ne travailler que pour des ONG qui ont la réputation de payer à temps.

Les citations suivantes aident à illustrer les problèmes ci-dessus:

«Mais je vous le dis, ces dernières années, je n’ai pas soumissionné pour un contrat avec le district, car le processus de candidature est tellement ridicule. Vous savez, ils savent déjà qui va remporter le contrat avant même de l’annoncer … Et les termes et conditions du contrat sont très défavorables au foreur … Je n’ai donc pas foré pour le district depuis cinq ans, rien ne garantit qu’ils nous paieront, ce n’est pas un modèle commercial viable pour nous… Ils paient seulement à temps dans 50% des cas. Même si le forage a réussi, ils diront: Nous n’avons pas d’argent, nous devrons payer le prochain trimestre. Parfois, cela dure depuis un an. Avec un district, il a fallu 14 mois pour que je sois payé une fois… La garantie de recevoir un paiement est frustrante» (Entrepreneur de forage).

«Je crois fermement que la passation de marché est seulement une procédure pour la plupart des projets. Dans la plupart des cas, les districts signent des contrats après que le soumissionnaire leur ait donné de l’argent pour celui-ci. Alors, disons que c’est un contrat de 100 millions, ils voudront 20 millions lors du processus d’appel d’offres. Ce problème concerne les districts, pas les ONG, ni le ministère … J’ai donc arrêté de forer pour les districts, c’était trop cher» (Entrepreneur de forage)

«Je n’aime pas travailler pour le district. Pour être honnête, ils sont tout simplement corrompus. Il est très difficile d’obtenir un contrat de leur part, vous devez souvent payer pour obtenir le contrat. Ils demanderont toujours de l’argent en plus. C’est dérangeant. Si vous n’acceptez pas de les payer, ils trouveront un moyen d’expliquer pourquoi vous n’avez pas obtenu le contrat » (Consultant)

Les districts commencent maintenant à remarquer ce problème également, comme l’explique l’un des responsables de l’eau du district ci-dessous:

«Un si grand nombre d’entre eux [les foreurs] ont une mentalité tellement axée sur le “business” que pendant la période de la passation de marché, ils montent une offre qui défie toute concurrence avec des prix trop bas afin de pouvoir remporter le contrat. La plupart des foreurs sérieux travaillent maintenant seulement avec les ONG car ils savent que le processus de passation de marché est beaucoup plus transparent et qu’ils pourront obtenir l’argent dont ils ont besoin pour faire du bon travail. Mais avec le gouvernement local, ils ne peuvent pas. Nous avons donc perdu de très bons foreurs à cause de cela, parce qu’ils ne peuvent pas défier cette concurrence, et que la plupart des gouvernements locaux veulent choisir le soumissionnaire aux prix les plus bas… Nous avons donc un gros défi à relever car nous ne voulons pas que le gouvernement perde de l’argent en sélectionnant les foreurs les plus chers mais cela signifie que les foreurs qui font du travail de très haute qualité ne travaillent plus avec le district » (Responsable de l’eau pour le district)

Ces citations mettent en évidence les conséquences à long terme pour les administrations locales de district connues pour des pratiques telles que payer des prix trop bas, proposer des conditions de paiement défavorables, solliciter des pots-de-vin et effectuer des paiements en retard. Il est essentiel de trouver des solutions à ces problèmes pour que des consultants expérimentés et des entrepreneurs en forage soient prêts à soutenir les travaux des districts.

Qu’en pensez-vous?

Alors, qu’en pensez-vous? Avez-vous des expériences de prix bas irréalistes (ou l’inverse), de conditions de paiement défavorables, de corruption dans le processus de passation de marché ou de retards de paiement? Ou pouvez-vous partager des pratiques particulièrement prometteuses avec nous? Vous pouvez répondre ci-dessous en postant un commentaire, ou vous pouvez participer au webinaire en direct le 14 mai (inscriptions ici)

Références

Anscombe, J.R. (2011). Quality assurance of UNICEF drilling programmes for boreholes in Malawi. Lilongwe, Malawi: Ministry of Agriculture Irrigation and Water Development, Government of Malawi, Available from http://www.rural-water-supply.net/en/resources/details/509

Bonsor, H.C., Oates, N., Chilton, P.J., Carter, R.C., Casey, V., MacDonald, A.M., Etti, B., Nekesa, J., Musinguzi, F., Okubal, P., Alupo, G., Calow, R., Wilson, P., Tumuntungire, M., and Bennie, M. (2015). A Hidden Crisis: Strengthening the evidence base on the current failure of rural groundwater supplies, 38th WEDC International Conference, Loughborough University, UK, 2014, Available from https://wedc-knowledge.lboro.ac.uk/resources/conference/38/Bonsor-2181.pdf

Liddle, E.S. and Fenner, R.A. (2018). Review of handpump-borehole implementation in Uganda. Nottingham, UK: BGS (OR/18/002). https://nora.nerc.ac.uk/id/eprint/520591/

MWE (2017) Sector Performance Report 2017, Ministry of Water and Environment, Government of Uganda, Available from https://www.mwe.go.ug/sites/default/files/library/SPR%202017%20Final.pdf

Sloots, R. (2010). Assessment of groundwater investigations and borehole drilling capacity in Uganda. Kampala, Uganda: Ministry of Water and Environment, Government of Uganda, and UNICEF, Available from http://www.rural-water-supply.net/en/resources/details/133

UNICEF/Skat (2016). Professional water well drilling: A UNICEF guidance note. St Gallen, Switzerland: Skat and UNICEF, Available from http://www.rural-water-supply.net/en/resources/details/775

[1] taux de change de Mai 2017

Remerciements

Ce travail fait partie du projet Hidden Crisis du programme de recherche UPGro – cofinancé par le NERC, le DFID et l’ESRC.

Le travail de terrain entrepris pour ce rapport fait partie de la recherche doctorale des auteurs à l’Université de Cambridge, sous la supervision du Professeur Richard Fenner. Ce travail sur le terrain a été financé par le Ryoichi Sasakawa Young Leaders Fellowship Fund et UPGro : Hidden Crisis.

Merci à ceux d’entre vous de l’Université de Makerere et de WaterAid Ouganda qui m’ont apporté un soutien logistique, y compris sur le terrain, pendant que je menais les entretiens pour ce rapport (en particulier le Dr Michael Owor, Felece Katusiime et Joseph Okullo de l’Université Makerere et Gloria Berochan de WaterAid Uganda). Merci également à tous les répondants d’avoir été enthousiastes et disposés à participer à cette recherche.

Photos

photo: ” Affiche d’évaluation des offres et d’attribution du contrat exposée dans un bureau de passation de marché de district ” (Source: Elisabeth Liddle)

 

 

Understanding the invisible: Uganda’s efforts to increase access to detailed groundwater data

This is the second in a series of four blogs entitled Professional Borehole Drilling: Learning from Uganda written by Elisabeth Liddle, and a RWSN webinar in 2019 about professional borehole drilling. It draws on research in Uganda by Liddle and Fenner (2018). We welcome your thoughts in reply to this blog below. [Note: The original blog was revised on 03 April 2019 to correct an inaccurate representation of the situation].

While access to improved water sources has steadily increased across rural sub-Saharan Africa, several studies have raised concerns over the extent to which these sources are able to provide safe and adequate quantities of water over the long term (Foster et al., 2018; Kebede et al., 2017; Owor et al., 2017; Adank et al., 2014). Borehole design and siting are essential to ensure that the subsequent water point will continue to provide safe and adequate quantities of water. Access to detailed and accurate groundwater information can greatly aid siting and borehole design (UNICEF/Skat, 2016; Carter et al., 2014).

Skat Foundation and UNICEF have been key advocates for increasing access to detailed groundwater data including the recent guidance note which pointed out that ‘groundwater information’ is essential when seeking to improve the quality of borehole implementation in low- and middle-income countries (see Figure 1; UNICEF/Skat, 2016). In this blog I provide some insights into the ways in which Uganda has sought to increase access to groundwater data is recent years.

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Fig. 1: Six areas of engagement for increasing drilling professionalism (Skat/UNICEF, 2016).

Groundwater resource mapping in Uganda

Significant steps have been taken in recent years to increase access to detailed groundwater data in Uganda. Much of this began in 2000 when the Directorate of Water Resources and Management (DWRM) within the Ministry of Water and the Environment (MWE) began a nationwide groundwater mapping project. Using data sourced from the borehole completion reports that drilling contractors are required to submit every quarter, DWRM has developed are series of maps for each district. These include:

  1. Water source location map, underlain by a geology map.
  2. Recommended water source technology map (technology recommendation is based on main water strike depth and yield information).
  3. Hydrogeological condition map – includes 4 sub-maps:
    • inferred first water strike depth[1],
    • inferred main water strike depth[2],
    • inferred thickness of overburden[3], and
    • inferred static water level depth[4].
  4. Groundwater quality map: highlights areas where water quality is expected to be problematic.
  5. Groundwater potential – Drilling success rate map: combines expected yield success rate[5] coupled with expected water quality conditions.

Tindimugaya (2004) explains these maps in greater detail, along with the ways in which such maps can help the implementation process. An example of these maps for Kibaale district is available on the MWE’s website.

This mapping work is ongoing, however, by May 2017 DWRM had mapped 85% of Uganda’s districts. The magnitude of these maps and the level of detail they capture is remarkable. These maps have become a great asset for district local governments, non-governmental organisations, and others responsible for water point siting and construction.

Ongoing challenges

While Uganda has made remarkable progress in recent years with their groundwater mapping efforts, there have been several challenges along the way (Liddle and Fenner, 2018), mostly related to data accuracy. When interviewing those in Uganda for this research, there were reports that in some (but not all) cases, inaccurate data is submitted. When looking at why inaccurate data is sometimes submitted, two key issues were noted:

  1. There often isn’t a qualified consultant on site full-time for drilling supervision. While it is the drilling contractor’s responsibility to have a member of staff recording the drilling log, an independent supervisor should also keep a log and check the driller’s log for accuracy before this is submitted to DWRM. Without full-time supervision, however, this cannot happen. Furthermore, even with full-time supervision, if the supervisor is not a hydrogeologist, it is unlikely that they will be keeping accurate and detailed logs.
  2. The lump sum no-water-no-pay payment terms via which Ugandan drillers are often paid (see blog “Turnkey contracts for borehole siting and drilling”). When these contract terms are used, to be paid, drillers need to prove that they have drilled a successful borehole; as a result, there were reports of drillers exaggerating a given borehole’s yield in order to be paid. Skewing data in this way is concerning, as not only will these boreholes struggle to provide adequate quantities of water post-construction, but this high-yield data is then entered into the drilling log database and used to produce the hydrogeological maps. Increasing the quality of drilling supervision and ensuring data is not skewed in this way is essential if the accuracy of DWRM’s maps is to increase going forward.

Overall, Uganda has made remarkable progress over the past two decades in increasing the level of groundwater information available in-country. There are very few examples in the African continent comparable to what Uganda has achieved! As noted above, the resultant maps have become a great asset for district local governments, non-governmental organisations, and others responsible for water point siting and construction.

Increasing the accuracy of borehole completion reports is an essential next steps for Uganda. Furthermore, other countries should be aware of these challenges as they embark on their own mapping exercises and ensure necessary measures are in place to prevent these problems in their own contexts.

What do you think?

So what do you think? Do you have experiences of collecting and collating groundwater data, or using groundwater maps? Is this something that should be started in your country? You can respond below by posting in the reply below, or you can join the live webinar on the 14th of May (register here).

[1]‘Expected first water strike depth’ = the depth at which a driller is likely to first encounter groundwater. In most cases the driller will need to continue drilling past this point if the borehole is to be able to provide sufficient quantities of water for users.

[2] ‘Expected main water strike depth’ = the depth at which a driller is likely to find the main aquifer that will be able to provide sufficient quantities of water for users.

[3] Overburden refers to the unconsolidated material that overlays the bedrock. The ‘expected overburden thickness’ map highlights the expected depth of this unconsolidated material across Uganda.

[4] ‘Expected static water level’ = the expected groundwater depth without any pumping disturbance.

[5] ‘Yield success’ refers to a borehole being able to sustain a pumping rate of 500 litres/hour. If a borehole can sustain this pumping rate, it is considered successful in regards to yield.

References

Adank, M., Kumasi, T.C., Chimbar, T.L., Atengdem, J., Agbemor, B.D., Dickinson, N., and Abbey, E. (2014). The state of handpump water services in Ghana: Findings from three districts, 37th WEDC International Conference, Hanoi, Vietnam, 2014, Available from https://wedc-knowledge.lboro.ac.uk/resources/conference/37/Adank-1976.pdf

Carter, R., Chilton, J., Danert, K. & Olschewski, A. (2014) Siting of Drilled Water Wells – A Guide for Project Managers. RWSN Publication 2014-11 , RWSN , St Gallen, Switzerland, Available from http://www.rural-water-supply.net/en/resources/details/187

Foster, T., Willetts, J., Lane, M. Thomson, P. Katuva, J., and Hope, R. (2018). Risk factors associated with rural water supply failure: A 30-year retrospective study of handpumps on the south coast of Kenya. Science of the Total Environment,, 626, 156-164, Available from https://www.sciencedirect.com/science/article/pii/S0048969717337324

Kebede, S., MacDonald, A.M., Bonsor, H.C, Dessie, N., Yehualaeshet, T., Wolde, G., Wilson, P., Whaley, L., and Lark, R.M. (2017). UPGro Hidden Crisis Research Consortium: unravelling past failures for future success in Rural Water Supply. Survey 1 Results, Country Report Ethiopia. Nottingham, UK: BGS (OR/17/024), Available from https://nora.nerc.ac.uk/id/eprint/516998/

Liddle, E.S. and Fenner, R.A. (2018). Review of handpump-borehole implementation in Uganda. Nottingham, UK: BGS (OR/18/002), Available from https://nora.nerc.ac.uk/id/eprint/520591/

Owor, M., MacDonald, A.M., Bonsor, H.C., Okullo, J., Katusiime, F., Alupo, G., Berochan, G., Tumusiime, C., Lapworth, D., Whaley, L., and Lark, R.M. (2017). UPGro Hidden Crisis Research Consortium. Survey 1 Country Report, Uganda. Nottingham, UK: BGS (OR/17/029), Available from https://nora.nerc.ac.uk/id/eprint/518403/

Tindimugaya, C. (2004). Groundwater mapping and its implications for rural water supply coverage in Uganda. 30th WEDC International Conference, Vientiane, Lao PDR, 2004. Available from https://wedc-knowledge.lboro.ac.uk/resources/conference/30/Tindimugaya.pdf

UNICEF/Skat (2016). Professional water well drilling: A UNICEF guidance note. St Gallen, Switzerland: Skat and UNICEF. Available from http://www.rural-water-supply.net/en/resources/details/775

Acknowledgements

This work is part of the Hidden Crisis project within the UPGro research programme – co-funded by NERC, DFID, and ESRC.

The fieldwork undertaken for this report is part of the authors PhD research at the University of Cambridge, under the supervision of Professor Richard Fenner. This fieldwork was funded by the Ryoichi Sasakawa Young Leaders Fellowship Fund and UPGro: Hidden Crisis.

Thank you to those of you from Makerere University and WaterAid Uganda who provided logistical and field support while I was conducting the interviews for this report (especially Dr Michael Owor, Felece Katusiime, and Joseph Okullo from Makerere University and Gloria Berochan from WaterAid Uganda). Thank you also to all of the respondents for being eager and willing to participate in this research.

Photo: “Groundwater Supply Technology Options map on display in the Kayunga District Water Office” (Source: Elisabeth Liddle).

Comprendre l’invisible: les efforts de l’Ouganda pour améliorer l’accès aux données détaillées sur les eaux souterraines

Il s’agit du second d’une série de quatre blogs intitulée ‘Le forage professionnel de puits d’eau: Apprendre de l’Ouganda” de Elisabeth Liddle et d’un webinaire en 2019 sur le forage de puits professionnel. Cette série s’appuie sur les recherches menées en Ouganda par Liddle et Fenner (2018). Nous vous invitons à nous faire part de vos commentaires en réponse à ce blog ci-dessous. [Note : Le blog original a été révisé le 3 avril 2019 pour corriger une représentation inexacte de la situation].

Si l’accès à des sources d’eau améliorées a augmenté de manière progressive dans l’ensemble de l’Afrique subsaharienne rurale, plusieurs études ont soulevé des problèmes concernant la capacité de ces sources à fournir des quantités d’eau sûres et adéquates à long terme (Foster et al., 2018 ; Kebede et al., 2017 ; Owor et al., 2017 ; Adank et al., 2014). La conception et l’emplacement des forages sont essentiels à ce que le point d’eau continue à fournir des quantités d’eau sûres et adéquates. L’accès à des informations détaillées et précises sur les eaux souterraines peut grandement faciliter le choix du site et la conception des forages (UNICEF/Skat, 2016 ; Carter et al., 2014).

La Fondation Skat et l’UNICEF ont été les principaux défenseurs d’un accès plus répandu à des données détaillées sur les eaux souterraines, y compris la récente note d’orientation qui souligne que “l’information sur les eaux souterraines” est essentielle à l’amélioration de la qualité de la mise en œuvre des forages dans les pays à revenus faible et intermédiaire (voir Figure 1 ; UNICEF/Skat, 2016). Dans ce blog, je donne un aperçu de la manière dont l’Ouganda a cherché à améliorer l’accès aux données sur les eaux souterraines ces dernières années.

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Fig. 1: Six domaines d’engagement pour l’exploitation professionnelle des eaux souterraines (Skat/ UNICEF, 2018)

La cartographie des ressources en eaux souterraines en Ouganda

Des mesures importantes ont été prises ces dernières années pour améliorer l’accès aux données détaillées sur les eaux souterraines en Ouganda. La plupart de ces activités ont débuté en 2000 lorsque la Direction de la gestion des ressources en eau du Ministère de l’eau et de l’environnement a lancé un projet de cartographie des eaux souterraines à l’échelle nationale. À l’aide de données tirées des rapports d’achèvement des forages que les entrepreneurs de forage doivent soumettre chaque trimestre, la Direction de la gestion des ressources en eau a élaboré une série de cartes pour chaque district. Il s’agit notamment des cartes suivantes :

  1. Carte de localisation des sources d’eau, avec carte géologique à l’appui.
  2. Carte des technologies recommandées par source d’eau (la recommandation de la technologie se base sur la profondeur de l’impact de l’aquifère principal et les données sur le rendement).
  3. Carte des conditions hydrogéologiques – elle comprend 4 sous-cartes : Profondeur présumée du premier impact avec l’eau[1],  la profondeur présumée de l’impact avec l’aquifère principal[2], l’épaisseur présumée des morts-terrains[3], etla profondeur statique présumée du niveau d’eau[4].
  4. Carte de la qualité des eaux souterraines : celle-ci met en évidence les zones où la qualité de l’eau pourrait poser problème.
  5. Potentiel des eaux souterraines – Carte du taux de réussite du forage : combine le taux de réussite prévu du rendement [5] et les conditions prévues de la qualité de l’eau.

Tindimugaya (2004) donne plus de détails sur ces cartes, ainsi que les façons dont elles peuvent faciliter le processus de mise en œuvre. Un exemple de cartes pour le district de Kibaale est disponible sur le site Web du Ministère de l’Eau et de l’Environnement.

Ce travail de cartographie est en cours, cependant, en mai 2017, la Direction de la gestion des ressources en eau avait cartographié 85% des districts de l’Ouganda. L’ampleur de ces cartes et le niveau de détail qu’elles contiennent sont remarquables. Ces cartes ont rendu service aux collectivités locales de district, aux organisations non gouvernementales et  autres responsables de l’implantation et de la construction des points d’eau.

Des défis persistents

Bien que l’Ouganda ait fait des progrès remarquables au cours des dernières années grâce à ses efforts de cartographie des eaux souterraines, plusieurs défis persistent (Liddle et Fenner, 2018), liés pour la plupart à l’exactitude des données. Lors d’entretiens avec les personnes interrogées en Ouganda dans le cadre de nos recherches, on nous a signalé que dans certains cas (mais pas tous), des données inexactes ont été fournies. Lorsqu’on examine les raisons pour lesquelles des données inexactes sont parfois fournies aux autorités, deux poins clés ont été relevés :

  1. Souvent, il n’y a pas de consultant qualifié sur place à temps plein pour la supervision du forage. Bien qu’il incombe à l’entrepreneur de forage de faire consigner le journal de forage par un membre du personnel, un superviseur indépendant devrait également tenir un journal et vérifier l’exactitude du journal du foreur avant de le soumettre à la Direction de la gestion des ressources en eau. Cependant, sans supervision à temps plein, cela n’est pas possible. De plus, même avec une supervision à temps plein, si le superviseur n’est pas un hydrogéologue, il est peu probable qu’il tiendra des registres précis et détaillés.
  2. Les conditions de paiement forfaitaires “pas d’eau, pas de paiement”, selon lesquelles les foreurs ougandais sont souvent payés (voir le blog “Contrats clés en main pour l’implantation et le forage des puits d’eau“). Ces modalités de paiement exigent des foreurs qu’ils prouvent qu’ils aient foré avec succès un point d’eau pour être payés; par conséquent, certains foreurs auraient exagéré le rendement d’un forage donné afin d’être payés. Les données faussées ainsi obtenues sont préoccupantes, car non seulement ces forages auront du mal à fournir des quantités adéquates d’eau après construction, mais les données liées à leur haut rendement sont ensuite saisies dans la base de données des journaux de forage et utilisées pour produire les cartes hydrogéologiques. Il est essentiel d’améliorer la qualité de la supervision des forages et de veiller à ce que les données ne soient pas faussées de cette façon si l’on veut que les cartes de la Direction de la gestion des ressources en eau soient plus précises à l’avenir.

Dans l’ensemble, l’Ouganda a fait des progrès remarquables au cours des deux dernières décennies en augmentant le niveau d’information sur les eaux souterraines disponible dans le pays. Il y a très peu d’exemples sur le continent africain comparables à ce que l’Ouganda a accompli ! Comme indiqué plus haut, les cartes qui en résultent représentent un grand avantage pour les autorités locales de district, les organisations non gouvernementales et les autres responsables de l’implantation et de la construction des points d’eau.

Il est essentiel pour l’Ouganda d’améliorer la précision des rapports d’achèvement des forages. En outre, d’autres pays pourront prendre conscience de ces défis lorsqu’ils entreprennent leurs propres exercices de cartographie et veiller à ce que les mesures nécessaires soient en place pour prévenir ces problèmes dans leur contexte.

Qu’en pensez-vous?

 Alors, qu’en pensez-vous? Avez-vous de l’expérience en matière de collecte ou gestion de données sur les eaux souterraines? Cela devrait-il être entrepris dans votre pays? Vous pouvez répondre ci-dessous en postant un commentaire, ou vous pouvez participer au webinaire en direct le 14 mai (inscriptions ici)

[1] Profondeur présumée du premier impact avec l’eau : la profondeur à laquelle un foreur est susceptible de rencontrer des eaux souterraines pour la première fois. Dans la plupart des cas, le foreur devra poursuivre le forage au-delà de ce point pour que le trou de forage puisse fournir suffisamment d’eau aux utilisateurs.

[2] Profondeur présumée de l’impact avec l’aquifère principal : la profondeur à laquelle un foreur est susceptible de trouver l’aquifère principal qui sera en mesure de fournir des quantités suffisantes d’eau aux utilisateuCarte de la qualité des eaux souterraines : celle-ci met en évidence les zones où la qualité de l’eau pourrait poser problème.

[3] Les morts-terrains désignent les matériaux non consolidés qui recouvrent le substratum rocheux. La carte de l’épaisseur prévue des morts-terrains met en évidence la profondeur prévue des matériaux non consolidé dans l’ensemble de l’Ouganda.

[4] Profondeur statique présumée du niveau d’eau = la profondeur d’eau souterraine attendue sans perturbation de pompage.

[5]   Le ” taux de réussite du rendement ” fait référence à un forage capable de supporter un débit de pompage de 500 litres/heure. Si un forage peut maintenir ce taux de pompage, il est considéré comme une réussite en ce qui concerne le rendement.

Références

Adank, M., Kumasi, T.C., Chimbar, T.L., Atengdem, J., Agbemor, B.D., Dickinson, N., and Abbey, E. (2014). The state of handpump water services in Ghana: Findings from three districts, 37th WEDC International Conference, Hanoi, Vietnam, 2014, Available from https://wedc-knowledge.lboro.ac.uk/resources/conference/37/Adank-1976.pdf

Carter, R., Chilton, J., Danert, K. & Olschewski, A. (2014) Siting of Drilled Water Wells – A Guide for Project Managers. RWSN Publication 2014-11 , RWSN , St Gallen, Switzerland, Available from http://www.rural-water-supply.net/en/resources/details/187

Foster, T., Willetts, J., Lane, M. Thomson, P. Katuva, J., and Hope, R. (2018). Risk factors associated with rural water supply failure: A 30-year retrospective study of handpumps on the south coast of Kenya. Science of the Total Environment,, 626, 156-164, Available from https://www.sciencedirect.com/science/article/pii/S0048969717337324

Kebede, S., MacDonald, A.M., Bonsor, H.C, Dessie, N., Yehualaeshet, T., Wolde, G., Wilson, P., Whaley, L., and Lark, R.M. (2017). UPGro Hidden Crisis Research Consortium: unravelling past failures for future success in Rural Water Supply. Survey 1 Results, Country Report Ethiopia. Nottingham, UK: BGS (OR/17/024), Available from https://nora.nerc.ac.uk/id/eprint/516998/

Liddle, E.S. and Fenner, R.A. (2018). Review of handpump-borehole implementation in Uganda. Nottingham, UK: BGS (OR/18/002), Available from https://nora.nerc.ac.uk/id/eprint/520591/

Owor, M., MacDonald, A.M., Bonsor, H.C., Okullo, J., Katusiime, F., Alupo, G., Berochan, G., Tumusiime, C., Lapworth, D., Whaley, L., and Lark, R.M. (2017). UPGro Hidden Crisis Research Consortium. Survey 1 Country Report, Uganda. Nottingham, UK: BGS (OR/17/029), Available from https://nora.nerc.ac.uk/id/eprint/518403/

Tindimugaya, C. (2004). Groundwater mapping and its implications for rural water supply coverage in Uganda. 30th WEDC International Conference, Vientiane, Lao PDR, 2004. Available from https://wedc-knowledge.lboro.ac.uk/resources/conference/30/Tindimugaya.pdf

UNICEF/Skat (2016). Professional water well drilling: A UNICEF guidance note. St Gallen, Switzerland: Skat and UNICEF. Available from http://www.rural-water-supply.net/en/resources/details/775

Remerciements

Ce travail fait partie du projet Hidden Crisis du programme de recherche UPGro – cofinancé par le NERC, le DFID et l’ESRC.

Le travail de terrain entrepris pour ce rapport fait partie de la recherche doctorale des auteurs à l’Université de Cambridge, sous la supervision du Professeur Richard Fenner. Ce travail sur le terrain a été financé par le Ryoichi Sasakawa Young Leaders Fellowship Fund et UPGro : Hidden Crisis.

Merci à ceux d’entre vous de l’Université de Makerere et de WaterAid Ouganda qui m’ont apporté un soutien logistique, y compris sur le terrain, pendant que je menais les entretiens pour ce rapport (en particulier le Dr Michael Owor, Felece Katusiime et Joseph Okullo de l’Université Makerere et Gloria Berochan de WaterAid Uganda). Merci également à tous les répondants d’avoir été enthousiastes et disposés à participer à cette recherche.

Photo: “Carte des technologies recommandées par source d’eau souterraine dans la division Eau du bureau du district de Kayunga” (Source: Elisabeth Liddle).

 

 

 

 

 

Turnkey contracts for borehole siting and drilling

This is the first in a series of four blogs entitled Professional Borehole Drilling: Learning from Uganda written by Elisabeth Liddle, and a RWSN webinar in 2019 about professional borehole drilling. It draws on research in Uganda by Liddle and Fenner (2018). We welcome your thoughts in reply to this blog below.

Drilling under a ‘turnkey contract’ has become increasingly common across sub-Saharan Africa. Recent research in Uganda by Liddle and Fenner (2018) found turnkey contracts to be the most common contract type when the private sector provides new rural handpump-boreholes, although this has not always been the case. In this blog we provide an overview of what turkey contracts are, why they are being used in Uganda, and the benefits and challenges associated with their use in Uganda.

What is a turnkey contract they and why are they being used in Uganda?

Under a turnkey contract a drilling contractor is responsible for both the siting and the drilling/installation work. Turnkey contracts are paid via ‘lump sum no-water-no-pay’ payment terms. If the borehole is successful, the driller will be paid the full lump sum price, regardless of the costs incurred on-site. If, however, the borehole is unsuccessful (dry or low-yielding), the driller will not be paid at all.

Turnkey contracts rose to prominence in Uganda in the mid-2000s as implementing agencies (District Local Governments and Non-Governmental Organisations) became increasingly frustrated with the number of unsuccessful boreholes that were being drilled when consultants were conducting the siting work. Because the consultant was telling the driller where to drill, if the borehole was unsuccessful, the implementing agency had to pay the driller for all the work done and materials used, i.e. according to a Bill of Quantities (BoQ). Unsuccessful boreholes were blamed on the quality of the consultants’ siting work, with briefcase consultants (meaning those with no formal geology or hydrogeology training) having flooded the market. Because of the low prices they offered, coupled with a lack of regulation, these consultants were gaining siting contracts.

Paying for unsuccessful boreholes was challenging and it was becoming difficult for District Local Governments to meet their targets for new safe water sources. Project managers were being made to look inept. Moreover, political leaders failed to understand that some unsuccessful boreholes were a common part of drilling, hence, if a driller was paid for an unsuccessful borehole, politicians saw this as corrupt. Some district water officers were even threatened with jail.

The solution found was to remove the consultant and hand over all of the responsibility for finding water to the driller. If the driller then drilled an unsuccessful borehole, they would not be paid as they were the ones responsible for siting the borehole. The risk of finding water of an inadequate yield fell squarely on the driller.

Benefits and challenges of turnkey contract use

Turnkey contracts have greatly simplified the procurement and contract management process for project managers in Uganda. Under turnkey contracts, implementing agencies only need to procure and manage a drilling contractor. Furthermore, as the amount the drilling contractor will be paid if the borehole is successful is determined during the tender process, there are no surprise costs for the implementing agency. Additionally, under the no water, no pay payment terms, agencies do not have to directly spend any money on unsuccessful boreholes; money is only being spent on boreholes that are declared successful.

While turnkey contracts have notable benefits, several concerns were raised among those interviewed in Uganda as to the quality of the work:

  • Siting based on ease of finding water: under turnkey contracts, drilling contractors need to find sufficient water in order to be paid. Consequently, it was widely reported that drilling contractors are siting boreholes where it is easy to find water, for example, in valleys, or near swamps or riverbanks. Not only are drilling contractors extremely likely to find water in these areas, hence be paid, but they will often drill to a much shallower depths than their lump sum cost estimate was based on. A greater margin can therefore be made in these areas. Boreholes situated in such areas, however, are vulnerable to pollution. While a borehole may pass water quality tests immediately after drilling, the water may be unsafe for human consumption in the rainy months as surface pollutant transport and leaching rates increase or in several years’ time as pollutants accumulate in these areas. Furthermore, community access may be limited, especially in rainy months when these areas may be vulnerable to flooding.
  • Short-cuts on-site: under no-water-no-pay payment terms, drilling contractors need to save money wherever possible so they can recover the losses that they make on unsuccessful boreholes. To save money, it was reported that certain drilling contractors in Uganda are known for:
  • Using low quality and/or hydrogeologically inappropriate materials, for example, galvanised iron rising mains rather than stainless steel in acidic groundwaters. Galvanised iron rising mains are 4-5 times cheaper than stainless steel. When galvanised iron rising mains are used in acidic groundwaters (which are common in Uganda), red/brown coloured water, unfit for human consumption is extremely likely (Casey et al., 2016).
  • Using inappropriate materials for the borehole design, for example, using 5″ casing when a 6/6.5″ open-hole borehole[1] has been drilled as 5″ casing is cheaper than 6/6.5″. To prevent the 5″ casing from falling into the 6/6.5″ open-hole, drilling contractors heat the base and stretch this to fit on top of the open area. 42% of drilling contractors interviewed (n = 14) admitted to this practice. While some see this as a clever trick, others were concerned that silt will accumulate in these boreholes over time, due to gaps between the casing and the consolidated rock and/or cracks that form in the thinly stretched areas of the casing. Such siltation will not only wear the handpump parts down, but it may also lead to appearance problems from the users’ perspective as this silt enters the water supply.
  • Stopping drilling at the first water strike. A great deal of money can be saved here; in Ethiopia, for example, drilling to 50 metres instead of 60 metres reduces the drilling cost by 13% (Calow et al., 2012). If the borehole does not penetrate the main aquifer, however, the quantity of water available post-construction may be problematic, even if the borehole passes the pumping test.
  • Skewing the pump test data or cutting the pump test time short to mask low-yielding, unsuccessful sites. These boreholes will inevitably be low-yielding post-construction, or in worst case, dry.

The need for drilling contractors to take the above shortcuts in Uganda is exacerbated by the fact that, in many cases, the lump sum contractors are paid for drilling a successful borehole is too low in the first instance. Furthermore, supervision by a trained hydrogeologist is rare.

Where to from here for turnkey contracts?

Opinions on whether turnkey contracts should continue to be used in Uganda differ among different actors: the majority of implementing agencies in Uganda believe the use of turnkey contracts should continue, while consultants and the Ministry of Water and the Environment (MWE) believe that they should cease, given the quality of work concerns outlined above.

MWE went so far to release a directive in January 2017 discouraging the use of turnkey contracts, instead stating that split contracts, one for siting (awarded to a hydrogeologist/consultant) and one for drilling/installation (awarded to a drilling contractor) be used going forward. Opinions among drilling contractors themselves seemed impartial; most do not mind working under turnkey contracts, they simply ask that the lump sum prices implementing agencies are willing to pay for successful boreholes increase in the future so they are not forced to take shortcuts on-site.

What do you think?

So what do you think? Do you have experiences of turnkey contracts for borehole drilling, or other practices that you would like to share. You can respond below by posting in the reply below, or you can join the live webinar on the 14th of May (register here).

References

Calow, R., MacDonald, A., and Cross, P. (2012). Corruption in rural water supply in Ethiopia. In J. Plummer (Ed.), Diagnosing Corruption in Ethiopia: Perceptions, realities and the way forward for key sectors (pp 121-179). Washington DC, USA: World Bank. Available from https://www.odi.org/sites/odi.org.uk/files/odi-assets/publications-opinion-files/8555.pdf

Casey, V., Brown, L., Carpenter, J.D., Nekesa, J., and Etti, B. (2016). The role of handpump corrosion in the contamination and failure of rural water supplies. Waterlines, 35(1), 59-77. Available from https://www.developmentbookshelf.com/doi/full/10.3362/1756-3488.2016.006

Liddle, E.S. and Fenner, R.A. (2018). Review of handpump-borehole implementation in Uganda, Nottingham, UK: BGS (OR/18/002). Available from https://nora.nerc.ac.uk/id/eprint/520591/

[1] Boreholes may be ‘fully-cased’ or ‘open-hole’. If a borehole is ‘fully-cased’ the entire vertical is cased, with screens in the water bearing layers. If the borehole is ‘open-hole’, however, only the unconsolidated areas of the vertical borehole are cased – the remaining consolidated rock is left ‘open’ (no casing or screens).

Acknowledgements

This work is part of the Hidden Crisis project within the UPGro research programme – co-funded by NERC, DFID, and ESRC.

The fieldwork undertaken for this report is part of the authors PhD research at the University of Cambridge, under the supervision of Professor Richard Fenner. This fieldwork was funded by the Ryoichi Sasakawa Young Leaders Fellowship Fund and UPGro: Hidden Crisis.

Thank you to those of you from Makerere University and WaterAid Uganda who provided logistical and field support while I was conducting the interviews for this report (especially Dr Michael Owor, Felece Katusiime, and Joseph Okullo from Makerere University and Gloria Berochan from WaterAid Uganda). Thank you also to all of the respondents for being eager and willing to participate in this research.

Photo: “Hidden Crisis team members using a CCTV camera to undertake downhole observations of the borehole construction of a community borehole” (Source: ‘BGS © NERC. UPGro Hidden Crisis Project.’)

Les contrats clés en main pour l’implantation et le forage de puits d’eau

Il s’agit du premier d’une série de quatre blogs intitulée ‘Le forage professionnel de puits d’eau: Apprendre de l’Ouganda” de Elisabeth Liddle et d’un webinaire en 2019 sur le forage de puits professionnel. Cette série s’appuie sur les recherches menées en Ouganda par Liddle et Fenner (2018). Nous vous invitons à nous faire part de vos commentaires en réponse à ce blog ci-dessous.

Les forages réalisés dans le cadre d’un “contrat clé en main ” sont devenus de plus en plus courants dans toute l’Afrique subsaharienne. Des recherches récentes menées en Ouganda par Liddle et Fenner (2018) ont montré que les contrats clés en main sont le type de contrat le plus courant lorsque le secteur privé fournit de nouveaux forages pour des pompes manuelles en milieu rural, bien que cela n’ait pas toujours été le cas. Dans ce blog, nous donnons un aperçu de ce que sont les contrats clé en main, pourquoi ils sont utilisés en Ouganda, et les avantages et les défis associés à leur utilisation en Ouganda.

Qu’est-ce qu’un contrat clé en main et pourquoi ces contrats sont-ils utilisés en Ouganda ?

Dans le cadre d’un contrat clé en main, un entrepreneur en forage est responsable à la fois de l’implantation et des travaux de forage et d’installation. Les contrats clés en main sont payés par le biais de modalités de paiement au forfait, c’est-à-dire “pas d’eau, pas de paiement “. Si le forage est fructueux, le foreur recevra la totalité du prix au forfait, quels que soient les coûts engagés sur place. Toutefois, si le forage est infructueux (forage à sec ou à faible rendement), le foreur ne sera pas payé du tout.

Les contrats clés en main ont pris de l’importance en Ouganda au milieu des années 2000 lorsque les agences d’exécution (autorités locales de district et Organisations Non Gouvernementales) devenaient de plus en plus frustrées par le nombre de forages infructueux réalisés lorsque les consultants effectuaient les travaux d’implantation de forages. Comme le consultant indiquait au foreur l’endroit où forer, si le forage échouait, l’agence de mise en œuvre devait payer le foreur pour tous les travaux effectués et les matériaux utilisés, c’est-à-dire selon un cahier des charges. L’échec des forages était imputé à la qualité du travail d’implantation des consultants ; de fait, les « consultants à mallette » (c’est-à-dire ceux qui n’avaient pas de formation officielle en géologie ou en hydrogéologie) avaient inondé le marché. En raison des bas prix qu’ils offraient et de l’absence de réglementation, ces consultants parvenaient à remporter des contrats d’implantation de forage.

Payer pour des forages infructueux était donc un problème, et il était devenu difficile pour les autorités locales de district d’atteindre leurs objectifs en matière de nouvelles sources d’eau potable. Les chefs de projet passaient pour incompétents. De plus, les responsables politiques ne comprenaient pas qu’un nombre de forages infructueux faisait partie intégrante du travail de forage ; par conséquent, si un foreur était payé pour un forage infructueux, les responsables politiques le considéraient comme corrompu. Certains responsables des services de l’eau au niveau du district ont même été menacés de prison.

La solution trouvée a été de retirer le consultant et de confier toute la responsabilité de la recherche de l’eau au foreur. Si le foreur forait alors un puits infructueux, il ne serait pas payé, car c’est lui qui était responsable de l’implantation du trou de forage. Le foreur prenait également tous les risques associés à un rendement d’eau inadéquat.

Avantages et défis de l’utilisation de contrats clés en main

Les contrats clés en main ont grandement simplifié le processus de passation de marché et de gestion de contrat pour les responsables de projets en Ouganda. Dans le cadre de contrats clés en main, les maitres d’ouvrage n’ont qu’à sélectionner et gérer un entrepreneur en forage. En outre, étant donné que le montant payé à l’entrepreneur si le forage est fructueux est déterminé au cours du processus d’appel d’offres, il n’y a pas de coûts imprévus pour le maitre d’ouvrage. De plus, en vertu des modalités de paiement « pas d’eau, pas de paiement », les organismes n’ont pas à dépenser directement de l’argent pour des forages infructueux ; l’argent n’est dépensé que pour des forages qui sont déclarés fructueux.

Bien que les contrats clés en main présentent des avantages notables, les chercheurs se sont entretenus avec plusieurs personnes en Ouganda qui se sont dites préoccupées par la qualité du travail :

  • Le choix du site est fonction de la facilité à trouver de l’eau: Dans le cadre de contrats clés en main, les entrepreneurs de forage doivent trouver suffisamment d’eau pour être payés. De multiples entretiens ont confirmé que les entrepreneurs en forage forent des puits là où il semble plus facile de trouver de l’eau, par exemple dans les vallées ou près des marécages ou des rivières. Non seulement les entrepreneurs de forage sont extrêmement susceptibles de trouver de l’eau dans ces zones, donc d’être payés, mais ils forent souvent à des profondeurs beaucoup moins profondes que celles sur lesquelles leur estimation forfaitaire de coûts était basée. Une marge plus importante peut donc être réalisée dans ces conditions. Les forages situés dans ces zones sont toutefois vulnérables à la pollution. Bien qu’un forage puisse passer les tests de qualité de l’eau immédiatement après avoir été foré, l’eau peut être impropre à la consommation humaine pendant les mois pluvieux en raison de l’augmentation du transport des polluants de surface et des taux de lixiviation ou, après plusieurs années, du fait de l’accumulation des polluants dans ces zones. En outre, l’accès des communautés à ces puits peut être limité, en particulier pendant les mois pluvieux où ces zones peuvent être vulnérables aux inondations.
  • Le bricolage pour faire des économies: En vertu des modalités de paiement « pas d’eau, pas de paiement »,, les entrepreneurs de forage doivent économiser dans la mesure du possible afin de pouvoir amortir les pertes qu’ils ont subies. Pour économiser de l’argent, il a été rapporté que certains entrepreneurs de forage en Ouganda sont connus pour les pratiques suivantes :
  • L’utilisation de matériaux de mauvaise qualité et/ou qui ne sont pas appropriés qux conditions hydrogéologiques, par exemple, des conduites montantes en fer galvanisé plutôt qu’en acier inoxydable dans les eaux souterraines acides. Les conduites montantes en fer galvanisé sont 4 à 5 fois moins chères que l’acier inoxydable. Lorsque des conduites montantes en fer galvanisé sont utilisées dans les eaux souterraines acides (qui sont courantes en Ouganda), une eau de couleur rouge/brune impropre à la consommation humaine est fort probable (Casey et al., 2016).
  • L’utilisation de matériaux inappropriés pour la conception du forage, par exemple, l’utilisation d’un tubage de 5 pouces lorsqu’un forage ouvert de 6/6,5 pouces[1] a été foré, car le tubage de 5 pouces est moins cher que celui de 6/6,5 pouces. Pour éviter que le tubage de 5 pouces ne tombe dans le trou ouvert de 6/6,5 pouces, les foreurs en chauffent la base et l’étirent pour l’ajuster au dessus de la zone ouverte. 42 % des entrepreneurs en forage interrogés (n = 14) ont admis avoir recours à cette pratique. Alors que certains y voient une bonne astuce, d’autres craignent que de la vase ne s’accumule dans ces forages avec le temps, en raison de l’espace entre le tubage et la roche consolidée et/ou des fissures qui se forment dans les zones les plus tendues du tubage. Un tel envasement use non seulement les pièces de la pompe à main, mais peut également entraîner des problèmes d’apparence du point de vue de l’utilisateur lorsque la vase pénètre dans l’alimentation en eau potable.
  • Arrêter de forer lorsqu’on rencontre de l’eau pour la première fois: On peut économiser beaucoup d’argent ainsi ; en Ethiopie, par exemple, forer à 50 mètres au lieu de 60 mètres réduit le coût du forage de 13% (Calow et al., 2012). Toutefois, si le forage ne pénètre pas dans l’aquifère principal, la quantité d’eau disponible après la construction peut être problématique, même si le forage passe l’essai de pompage.

3) Interférer avec les données d’essai de la pompe ou raccourcir le temps d’essai de la pompe

Cela permet de masquer les sites à faible rendement et les sites infructueux. Ces forages seront inévitablement à faible rendement après construction ou, dans le pire des cas, à sec.

La nécessité pour les foreurs d’avoir recours aux pratiques ci-dessus en Ouganda est exacerbée par le fait que, dans de nombreux cas, le forfait auquel les foreurs sont payés pour un forage réussi n’est pas assez élevé. De plus, la supervision par un hydrogéologue qualifié est rare.

Que faire en ce qui concerne les contrats clés en main ?

Les contrats clés en main devraient-ils continuer à être utilisés en Ouganda ? Les avis diffèrent d’un acteur à l’autre : la majorité des maitres d’ouvrage en Ouganda estiment que le recours aux contrats clés en main devrait se poursuivre, tandis que les consultants et le Ministère de l’eau et de l’environnement estiment qu’ils devraient cesser, au vu des problèmes de qualité des travaux décrits ci-dessus.

Le Ministère de l’eau et de l’environnement est allé jusqu’à publier une directive en janvier 2017 décourageant l’utilisation de contrats clés en main, et préconisant plutôt que les contrats subdivisés, un pour le choix du site (attribué à un hydrogéologue/consultant) et un pour le forage et l’installation (attribué à un entrepreneur en forage) soient dorénavant utilisés. Les opinions des foreurs eux-mêmes semblent impartiales ; la plupart d’entre eux ne s’opposent pas à l’idée de travailler dans le cadre de contrats clés en main ; ils demandent simplement à ce que les prix forfaitaires que les maitres d’ouvrage soient prêts à payer pour des forages réussis augmentent dans le futur, pour qu’ils ne soient pas obligés de prendre de bricoler pour faire des économies sur place.

Qu’en pensez-vous?

 Alors, qu’en pensez-vous? Avez-vous de l’expérience en matière de contrats clés en main pour forer des puits d’eau, ou d’autres pratiques que vous aimeriez partager ? Vous pouvez répondre ci-dessous en postant un commentaire, ou vous pouvez participer au webinaire en direct le 14 mai (inscriptions ici)

Références

Calow, R., MacDonald, A., and Cross, P. (2012). Corruption in rural water supply in Ethiopia. In J. Plummer (Ed.), Diagnosing Corruption in Ethiopia: Perceptions, realities and the way forward for key sectors (pp 121-179). Washington DC, USA: World Bank. Available from https://www.odi.org/sites/odi.org.uk/files/odi-assets/publications-opinion-files/8555.pdf

Casey, V., Brown, L., Carpenter, J.D., Nekesa, J., and Etti, B. (2016). The role of handpump corrosion in the contamination and failure of rural water supplies. Waterlines, 35(1), 59-77. Available from https://www.developmentbookshelf.com/doi/full/10.3362/1756-3488.2016.006

Liddle, E.S. and Fenner, R.A. (2018). Review of handpump-borehole implementation in Uganda, Nottingham, UK: BGS (OR/18/002). Available from https://nora.nerc.ac.uk/id/eprint/520591/

[1] Les trous de forage peuvent être ” entièrement tubés ” ou ” ouverts “. Si un trou de forage est ” entièrement tubé “, toute la partie verticale est tubée, avec des grilles dans les couches d’eau. Toutefois, si le trou de forage est ” ouvert “, seules les zones non consolidées du forage vertical sont tubées – le reste de la roche consolidée est laissé à l’état “ouvert ” (pas de tube ni de grilles).

Un pouce équivaut à 2,54 cm (note du traducteur).

Remerciements

Ce travail fait partie du projet Hidden Crisis du programme de recherche UPGro – cofinancé par le NERC, le DFID et l’ESRC.

Le travail de terrain entrepris pour ce rapport fait partie de la recherche doctorale des auteurs à l’Université de Cambridge, sous la supervision du Professeur Richard Fenner. Ce travail sur le terrain a été financé par le Ryoichi Sasakawa Young Leaders Fellowship Fund et UPGro : Hidden Crisis.

Merci à ceux d’entre vous de l’Université de Makerere et de WaterAid Ouganda qui m’ont apporté un soutien logistique, y compris sur le terrain, pendant que je menais les entretiens pour ce rapport (en particulier le Dr Michael Owor, Felece Katusiime et Joseph Okullo de l’Université Makerere et Gloria Berochan de WaterAid Uganda). Merci également à tous les répondants d’avoir été enthousiastes et disposés à participer à cette recherche.

Photo: ” Les membres de l’équipe Hidden Crisis utilisent une caméra de CCTV pour l’observation du fond de puits de la construction d’un forage communautaire ” (Source: ‘BGS © NERC. UPGro Hidden Crisis Project.’)

 

The Top 10 RWSN Blog Posts in 2018

The RWSN Blog provided us again with some exciting posts in 2018. From sustainable water resources and community management, to solar-powered water pumping, to (manual) borehole drilling, and to rural water services – the range of topics offers diverse and insightful perspectives on rural water supply issues.

Here are some of the most popular blogs in 2018:

  1. Sustainable water resources management in Sri Lanka: present situation and way forward
  2. Three common myths about solar-powered water pumping
  3. “The borehole is not a madman” 3 reasons why Community Based Management demands a rethink
  4. Manually Drilled Wells: Providing water in Nigeria’s Megacity of Lagos and beyond
  5. Borehole drilling supervision in Malawi: why it is essential, not optional
  6. For rural Tanzanians, water has a social value too
  7. Tracing a path to sustainable rural water services in the Democratic Republic of the Congo
  8. Still barking up the wrong tree? Community management: more problem than solution
  9. Sharing experiences of data flows in water and sanitation – some reflections from AGUASAN Workshop 2018
  10. Achieving Professional and Sustainable Drilling in Madagascar? Yes, we can!

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Feel free to send your text and one or more pictures (if possible) in an e-mail with the subject “RWSN Blog Post” to ruralwater@skat.ch

 

Introducing Justine Olweny : a Ugandan WASH entrepreneur and resource centre founder

My name is Justine Olweny, and this is my story:

Where I came from:

Being born to a water engineer and a teacher in a town in Northern Uganda strategically molded me for who I am today. At 12 years old I was practicing and solving problems using a Pentium II computer desktop. I undertook vocational study (Certificate – Degree) and gained a BSc. in Information Systems and Technology (Dev’t & Integration). At this time, I founded Youth Against Poverty (a community based organisation) and wrote an article on ‘Youth Successes in Northern Uganda’. As an ICT freelancer I was able to market my work and landed a couple of opportunities one of which was Geophysical Survey using Vertical Electrical Sounding with Water4.org.

Continue reading “Introducing Justine Olweny : a Ugandan WASH entrepreneur and resource centre founder”

In Memoriam: Arun Mudgal – a great handpump guru, mentor and friend

Reflections from 3 past leaders of HTN/RWSN on the loss of great friend.

(1) Rupert Talbot, former Chair of the Handpump Technology Network (UNICEF – retired)
(2) Dr Peter Wurzel, former Chair of the Handpump Technology Network (UNICEF – retired)
(3) Erich Baumann, former Director of the HTN/RWSN Secretariat (Skat – retired)

Rupert: “I am writing to let you know that Arun Mudgal died on September 13th after a long battle with Alzheimer’s.

“Although his many friends will surely regret his passing, those of us who visited him in recent times will be glad that he did not linger for longer; Alzheimer’s is a fearful illness.

“Arun was a familiar face to many within the HTN/RWSN fraternity. He made an unparalleled contribution to hand pump development in India from the 1970s and was instrumental in putting the first India MK II and MK III hand pumps into production.

“I would argue that the Mark II simply would not have happened without Arun. At least, not in the form that we would recognise today. He was absolutely key at Richardson and Cruddas, the Government of India engineering company that manufactured the prototype Mark II pumps, field tested them in the deep bore wells of Coimbatore and closely monitored their performance, translating technical problems encountered in the field into pragmatic, engineering solutions; Arun was the conduit between Unicef field staff and the factory that first made the pump.

“It was his persona – his charm and calm disposition combined with astute engineering expertise and manufacturing know-how – that led to the mass production of the India MK II. The development of the pump is best summarised in the Skat/HTN Working Paper WP 01/97 : ‘India Hand Pump Revolution: Challenge and Change‘. Written by Arun, it is probably the most authentic account of how the MKII and Mark III hand pumps came about.

“Arun’s legacy is much more than the MkII and MkIII hand pumps, of course; in a career spanning some forty years, Arun also contributed to the development of the Afridev and the VLOM concept and he worked extensively on water quality issues, especially arsenic testing and treatment. His influence on rural water supply programmes stretches far beyond India’s borders.

“I and many others will miss his thoughtful insights into troublesome problems; we shall miss too, his companionship on those long field trips….”

Peter: “Arun was a dear and much admired friend. I had the privilege and pleasure to work with him in Mozambique and Ethiopia and we met several times over the years at handpump meetings. It was an education to talk handpumps with Arun and such was his towering knowledge and authority of handpump issues that his assertions on the topic were always received with little argument.

“But he was much more than a supreme handpump guru – he had an appealing, if somewhat serious, retiring and studious, personality. In essence a supremely nice guy. I shall remember his Arun as genuine and kind, humble, self-effacing with a quick mind who achieved much during a lifetime devoted to our sector and specifically handpumps – and even more specifically the India Mark II (though knew a thing or two about the Afridev too!).

“Farewell Arun – a friend and mentor to all who were fortunate enough to know you.”

Erich: “I do not know what to write. Even though Arun had in the last few years faded out of our life because of his illness. He was and will forever be remembered as the great friend and professional.

“A true handpump guru with many other qualities. I had the privilege to work with him for years very closely. We travelled several trips together and his input into the work was very valuable. As Peter rightly said also the Afridev development profited from his knowledge and experience. Look at the piston. But Arun did not a want to be put into the lime-light.

“One incident will stay with me for ever. Arun visited us in Switzerland and stayed in our house. Our youngest son had a bit of a rough time in school. During my next visit to India Arun gave me a small statue of Ganesh. He mentioned that Ganesh has a calming effect and if we would put the statue in my son’s room it might help him. He was not only a very rational engineer but also a believer.”

Arun leaves behind his wife Krishna, a son Prashant and a daughter Ankur.

Borehole drilling supervision in Malawi: why it is essential, not optional

Guest Blog from Mr Gift Jason Wanangwa, a Groundwater Development Officer with the Malawi Government’s Ministry of Agriculture, Irrigation and Water Development.

New PictureGuest Blog by GIFT JASON WANANGWA

Introduction

Malawi is one of the least developed countries in Africa. It has a population of more than 17 million people, 84% of whom live in rural areas and rely solely on groundwater for their daily water needs for social and economic development.

Studies of the drilling practices in Malawi by UNICEF (GoM/UNICEF 2011; GoM 2012) and borehole forensics activities done by students of the University of Strathclyde under the Climate Justice Fund-Water Futures Programme  (CJF-WFP Work Records 2017-2018) as well as MSc Hydrogeology masters research students activities into drilling practices in Malawi (Polmanteer, 2014) have all revealed some shortcomings which explained problems in rural water supply through boreholes like poor siting, low yield of boreholes, weak drilling procedures and poor water quality or mechanical failures of pumps and boreholes. This was attributed much to poor drilling supervision.

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Professional Water Wells Drilling: Country Assessments of the Sector – UPDATED!

From 2003 to date, assessments of borehole drilling sector cost-effectiveness and professionalism have been undertaken for the following countries:

Do you know of other national assessments of borehole drilling sector cost-effectiveness and professionalism, perhaps in your own country? If so, please share in the comments below.

Update 21 August 2018

Key points:

  • “Turn-key” contracts should not be used, instead implementing agencies should procure an independent consultant for drilling and supervision and pay drillers for drilling/installation work done.
  • The research supports the guidance set out Danert K., Gesti Canuto J. (2016) Professional Water Well Drilling. A UNICEF Guidance Note  , Unicef , Skat Foundation http://www.rural-water-supply.net/en/resources/details/775